
Le camp diabétique de T1 Diams est devenu un rendez-vous annuel attendu par les membres de l’association. Cette année, une cinquantaine de jeunes se sont retrouvés à Pointe Jérôme Youth Training Centre pour une colonie de vacances spéciale avec une équipe médicale. C’était du 3 au 10 août. Rencontre.
La 11e édition du camp diabétique se veut d’être le rendez-vous des enfants souffrant du diabète de type 1. Cette année, l’équipe de T1 Diams a mis le cap sur Pointe-Jérome et c’est devant le soleil couchant et levant, que les jeunes ont appris à mieux gérer leur maladie. « Il s’agit d’un camp qui regroupe les membres de T1 Diams, principalement les enfants, et à travers les thématiques abordés, ils apprennent d’abord à mieux comprendre la maladie et de plus, ils ont les outils nécessaires pour mener une vie aussi normale que possible », explique Elodie Permalloo, la responsable de la communication de l’association.
Le premier atelier remonte à 2008. L’idée de l’implanter vient d’un projet similaire à celui organisé par l’Association des Jeunes Diabétiques à l’île de la Réunion. Chaque année, le camp regroupe les jeunes en deux catégories : celle de moins de 12 ans et les plus grands. « Cette année, nous avons eu 15 enfants de moins de 12 ans, et les plus petits ont deux ans. Les petits sont accompagnés d’un parent. Ensuite, dans la catégorie des plus grands, on a une quarantaine de jeunes », fait comprendre Élodie.
Un contexte éducatif et médicalisé
Pour le Dr Pravesh Kumar Guness, ce camp diabétique est l’occasion d’observer les membres de T1 Diams. « Avec notre équipe médicale, nous avons la possibilité de mieux contrôler la maladie, car nous sommes avec eux matin et soir. Cette situation permet de faire les changements assez rapidement en cas d’hyperglycémie ou d’hypoglycémie. Au cas contraire, en dehors du camp, il nous faut attendre de revoir l’enfant après un mois pour le suivi médical. Ce camp permet de rectifier les erreurs aussi rapidement que possible », estime le médecin.
• Nirvan Pem, 21 ans, diabétique et étudiant en informatique

Il est possible de vivre une vie normale avec le diabète de type 1. Nirvan Pem en est la preuve. Diagnostiqué à l’âge de 9 ans, il a appris à vivre librement avec sa maladie. Depuis sa première participation au camp diabétique il y a 10 ans, il n’a jamais raté ce rendez-vous annuel. Aujourd’hui, il est devenu un Youth Leader au camp diabétique et aide les jeunes à mieux s’adapter et s’intégrer au groupe. « Ce camp s’adresse aussi aux parents, car une fois le diagnostic posé, les parents sont aussi perdus que les enfants. L’encadrement est alors important pour qu’ils arrivent à comprendre les implications du diabète du type 1 et en même temps, ils voient comment les plus grands gèrent leur maladie. Ce camp est un espace d’échange et de partage », souligne le jeune homme.
• Le Lions Club de Moka, partenaire de T1 Diams

Le travail se fait en équipe. Depuis quelques années, l’un des partenaires de l’événement est le Lions Club de Moka. D’abord, la collaboration s’est faite en amont, avant l’événement, en organisant une collecte de vivres dans les locaux d’un supermarché afin de pouvoir subvenir aux besoins des bénéficiaires du camp diabétique. Ensuite, durant la semaine du camp, un atelier de créativité a été animé par le Lions Club de Moka pour entretenir les jeunes.
• Le diabète de type 1 en deux mots
Le diabète de type 1, qui apparaît le plus souvent de manière brutale chez l’enfant ou chez le jeune adulte, est caractérisé par une production insuffisante d’insuline. Cette hormone sécrétée par le pancréas permet de maintenir l’équilibre du taux de glucose dans le sang.




