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[Blood Donors Association] Javed Bolah : “Que 2 % de la population, soit 20 000 personnes font don de leur sang”

Le pays a besoin d’environ 150 pintes de sang par jour. Cependant, il n’y a que 2 % de la population qui font don de leur sang. Pour encourager les Mauriciens à s’engager dans le don de sang, Javed Bolah, directeur de Cerebrõ, a rejoint le comité exécutif de la Blood Donors Association. Son engagement : contribuer à redynamiser l’association tout en permettant à des milliers de malades de rester en vie.

Javed Bolah
Javed Bolah.

Quel a été l’impact de la Covid-19 sur les activités de la Blood Donors Association ?

Déjà, il faut comprendre que l’acte de don de sang habituel n’est pas une démarche commune pour plus de 98 % de la population mauricienne. Il n’y a que 2 % de la population, soit environ 20 000 personnes qui donnent leur sang.

Durant le confinement, les donneurs ne pouvaient plus se déplacer et ainsi le stock a commencé à s’épuiser rapidement. Il faut savoir que nous avons besoin d’environ 150 pintes de sang par jour, soit une pinte environ chaque 15 minutes. Cela fait environ 50 000 pintes chaque année pour subvenir aux besoins de milliers de cancéreux, dialysés, thalassémiques et accidentés, entre autres.

Face à la situation, les opérations chirurgicales non-critiques ou urgentes ont été renvoyées et la priorité fut polarisée sur les malades dont la survie dépendait sur une transfusion régulière. Ensuite, il y a eu un travail collectif sur plusieurs niveaux entre la Blood Donors Association et la National Blood Transfusion Service (NBTS), communément appelée la Blood Bank. Grâce à une campagne de sensibilisation collective, on a pu mobiliser et motiver les organisateurs à mettre en place de petites collectes (15 à 20 personnes) selon les protocoles sanitaires imposés. Certains l’ont fait dans leur salon, d’autres dans leur cours… chacun a fait de son mieux.

On a pu récolter plus de 3 000 pintes, ce qui a permis à ces milliers de malades de continuer à vivre. Je tiens, au nom de la BDA et de tous les malades, à honorer les donneurs, tout comme les organisateurs, d’avoir eu le courage de faire ce qu’il fallait. Ce sont eux les vrais patriotes.

Quel est votre engagement au sein de l’association ?

Actuellement, je suis le Directeur de Cerebrõ, une firme de consultants en médias, communication et pilotage de marques. J’étais l’ancien Vice-Président – Média et Communication de l’ex Groupe BAI et j’ai mis en place et piloté la stratégie de communication de l’ex-Apollo Bramwell Hospital (aujourd’hui, Wellkin) de 2009 à 2015.

Je suis arrivé dans l’association, car j’ai, pour ainsi dire, une histoire personnelle avec le don de sang. Mon père, qui souffrait de diabète, était dialysé deux à trois fois par semaine. Ainsi, il avait besoin d’une transfusion sanguine régulière et à chaque fois, il nous fallait solliciter des donneurs dans notre entourage. C’était devenu compliqué avec le temps de trouver des personnes qui répondent positivement à votre appel.

En 2019, j’ai repris contact avec Mr Subhanand Seegoolam, le président de la BDA à qui j’avais déjà exprimé le souhait dans le passé d’apporter mon soutien à cette cause. Il m’a accueilli à bras ouverts. Il y a quelques mois, j’ai été nommé sur le comité exécutif de l’association. J’essaie d’y apporter mon expérience professionnelle et contribuer à la redynamisation de l’association.

Quel est le rôle d’un membre de l’association ?

• Promouvoir le don de sang et ses dérivés auprès du public.
• Organiser des collectes de produits sanguins.
• Rechercher / motiver de nouveaux donneurs.

Quels sont les défis à relever pour soutenir la banque de sang à Maurice ?

Continuer à promouvoir les valeurs de partage que représente le don de sang en améliorant la solidarité collective. Il existe une vraie urgence de trouver de nouveaux donneurs engagés. D’ailleurs, la Blood Donor Pledge 15 Club vise à les exhorter à donner son sang au moins 15 fois dans sa vie.

On n’a pas le droit de ne pas se sentir concerné et d’être sourd à l’appel des malades. Bientôt une application mobile pour connecter les demandeurs et donneurs de sang, qui comportera également un mécanisme de rappel pour les donneurs réguliers, verra le jour. Puis, nous comptons compléter l’exercice de régionalisation de l’association dans six régions du pays.

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