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Arthrose: des compléments alimentaires à éviter en cas de diabète, d’asthme, de grossesse

Les diabétiques, les asthmatiques, les femmes enceintes et certains cardiaques doivent éviter de prendre des compléments alimentaires à base de glucosamine ou de chondroïtine sulfate, recommande l’agence de sécurité sanitaire (Anses) qui évoque “un risque” pour leur santé.

En France, ces compléments alimentaires, présentés comme pouvant soulager les douleurs articulaires (arthrose, rhumatisme…) “connaissent un essor important”, relève vendredi l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation.

Ces allégations, tout comme celles prétendant le maintien d’une articulation normale ou de sa souplesse, ne sont pas étayées et ne peuvent pas figurer sur les emballages de ces produits, souligne Aymeric Dopter, de l’Anses.

Des effets indésirables – atteintes hépatiques, troubles digestifs et cutanés tels que des éruptions, des démangeaisons, des purpuras (lésions hémorragiques de la peau) – susceptibles d’être liés à la consommation de ces produits ont été recensés par le dispositif de surveillance de “nutrivigilance” de l’Anses qui s’est penchée sur le sujet.

L’agence sanitaire déconseille à certaines catégories de la population de consommer ces produits dans lesquels les deux substances en question sont souvent associées.

Il s’agit des diabétiques ou pré-diabétiques, des personnes traitées par des anticoagulants de type anti-vitamine K (dans le deux cas à cause de la glocusamine), des asthmatiques ainsi que des allergiques aux crustacés ou aux insectes (glucosamine extraite de carapace de crustacés).

Ces compléments sont également déconseillés aux personnes qui doivent surveiller la teneur en sodium de leur alimentation comme les insuffisants cardiaques, ou le potassium ou le calcium, car ces compléments peuvent en être une source importante.

Les femmes enceintes ou allaitantes et les enfants ne doivent également pas en prendre, en raison de l’insuffisance des données sur la sécurité de ces produits.

Cette recommandation d’éviter ces compléments alimentaires à base de glucosamine et/ou de chondroïtine sulfate concerne au total plusieurs millions de gens.

De façon générale, l’agence recommande de discuter avec son médecin de l’intérêt de prendre des compléments alimentaires et, en tout cas, de le prévenir si on en prend.

L’Anses recommande “que des mesures soient prises par les fabricants afin de mieux informer le consommateur sur les risques liés à la consommation de ces compléments alimentaires par ces populations spécifiques”.

Enfin, elle estime nécessaire que les doses maximales journalières autorisées de glucosamine et de chondroïtine sulfate dans les compléments alimentaires soient harmonisées au niveau européen sur la base de données de sécurité issues d’études d’innocuité robustes – aujourd’hui manquantes – pour ces deux composés.

Les effets indésirables recensés sont rares et “modérés”, a plaidé dans un communiqué le Synadiet, le syndicat professionnel regroupant la majorité des fabricants de compléments alimentaires en France, désirant “rassurer le grand public sur la sécurité” de ces produits.

“Dans son avis, l’Anses mentionne 74 déclarations d’effets indésirables en 9 ans (de 2009 à 2018)” dont “seuls 9 sont vraisemblablement et 2 sont très vraisemblablement imputables à la prise de compléments alimentaires contenant de la glucosamine et/ou de la chondroïtine”, sur un marché “d’environ de 2,2 millions de boîtes par an”, souligne l’organisme.

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