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[Allô Docteur] Cancer du sein : un dépistage précoce augmente les chances de survie

Le mois d’octobre, connu comme le mois rose, est consacré au dépistage et à la sensibilisation du cancer du sein. Plusieurs campagnes se font à travers l’île et pour marquer ce « Pink October », le Dr Ramawad Soobrah, Breast Surgeon était l’invité de l’émission Allô Docteur sur Radio Plus, le mardi 6 octobre. Il évoque les différents facteurs de risque, les signes qui doivent alerter et également les traitements disponibles.

Le Dr Ramawad Soobrah
Le Dr Ramawad Soobrah

Chaque année, il y a environ 600 nouveaux cas de cancer du sein à Maurice avec un taux élevé de décès également. « Il y a eu une nette augmentation des cas durant les deux dernières décennies », explique le Dr Ramawad Soobrah, Breast Surgeon. « Certes, le cancer du sein touche majoritairement les femmes, mais il est important de faire ressortir que les hommes aussi sont touchés par cette maladie. Sur 100 cas, on peut dénombrer 99 femmes et 1 homme. Souvent, la cause d’un cancer du sein chez les hommes est héréditaire.  Chez les femmes, les hormones sont souvent pointées du doigt », indique-t-il.

Le meilleur moyen pour lutter contre le cancer du sein reste le dépistage. D’ailleurs, le Dr Ramawad Soobrah fait comprendre qu’il est recommandé de se faire dépister le plus tôt possible. « Les facteurs de risque sont différents pour chaque femme. Cependant, une chose est sûre, en général, les femmes ont un risque d’environ 10 % de développer un cancer du sein, le risque zéro étant inexistant », souligne le chirurgien. De ce fait, le dépistage précoce permet de détecter et de traiter un potentiel cancer le plus tôt possible et ainsi d’augmenter les chances de survie. La palpation reste un outil de dépistage que doivent faire les femmes régulièrement. « Une femme peut faire de l’autopalpation de ses seins chez elle une fois par mois, notamment une semaine après les règles », ajoute-t-il. Ensuite, il y a les examens cliniques qui sont recommandés par un médecin incluant la radiographie et la mammographie. « La fréquence à laquelle il faut faire un examen clinique va aussi dépendre des facteurs de risque chez la personne concernée », précise le médecin.

Les traitements

Dès l’apparition d’une grosseur, notamment d’une boule au sein, il faut se tourner vers un médecin. « Dans 90 % des cas, il s’agit d’une grosseur bénigne, mais il ne faut pas banaliser la situation, car les 10 % restants peuvent être un cancer », indique le Dr Ramawad Soobrah. Ce dernier tient aussi à faire ressortir qu’il ne faut pas attendre d’avoir des douleurs au sein pour consulter. « Les grosseurs qui ne sont pas douloureuses sont plus inquiétantes et ne doivent pas être ignorées. Il faut avoir l’avis d’un médecin dès l’apparition d’une boule », ajoute-t-il.

Le cancer est classifié en plusieurs stages : 1, 2, 3 et 4. Chaque stage va permettre d’établir un traitement approprié et déterminer les chances de survie du patient. « Un cancer de stage 1 a une chance de survie de plus de 95 %, mais au stage 4, elle est de 15 à 20 %, sachant qu’on parle d’une chance de survie de cinq ans », fait ressortir le chirurgien.

S’agissant des traitements, il existe différents types pour traiter un cancer du sein, notamment la chirurgie, la radiothérapie, l’hormonothérapie et la chimiothérapie, entre autres. Le but des traitements est de supprimer la tumeur, mais aussi de réduire le risque de récidive. Certains traitements permettent aussi de ralentir le développement de la tumeur ou encore d’améliorer le confort et la qualité de vie du patient.

Les signes alarmants

Une grosseur dans un sein est le premier signe qu’il faut rapidement se faire consulter. Ensuite, il existe plusieurs autres signes qui peuvent attirer l’attention de la personne, dont des ganglions durs sous le bras, au niveau des aisselles. Le Dr Ramawad Soobrah évoque également la possibilité d’avoir une déformation du sein. « Une modification du mamelon doit alerter la personne, notamment quand il y a une rétraction du mamelon », dit-il. Ensuite, il y a des modifications de la peau du sein. L’aspect peau d’orange est un signe visible qu’il faut consulter selon lui ou encore s’il y a des rougeurs sur le sein et un écoulement ou un saignement.

Plus virulent chez les hommes

Le cancer du sein peut être plus virulent chez les hommes. Pour le Dr Ramawad Soobrah, il existe plusieurs types de cancers du sein allant du grade 1 qui est moins virulent au cancer inflammatoire du sein qui est plus sévère et qui est capable de se développer et se propager plus rapidement. Chez les hommes, le chirurgien estime que le cancer du sein est souvent plus agressif. « Il peut avoir une boule d’un ou deux centimètres et être plus agressif. Le traitement est similaire que celui de la femme. Par contre, on ne recommande pas la chirurgie conservatrice aux hommes parce que le sein est plus petit que celui de la femme », précise-t-il.

Allô Docteur sur Radio Plus, chaque mardi à 9h00

C’est le rendez-vous de chaque mardi sur les ondes de Radio Plus. Allô Docteur, émission spéciale dédiée à la santé, fait un focus sur une thématique différente chaque semaine, de 9h00 à 10h00. Les auditeurs peuvent également participer à l’émission en appelant sur le 208 4999 ou le 208 5999. De plus, les internautes ont la possibilité de suivre l’émission en Facebook Live sur la page defimedia.info et défisanté.

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