Grossesse/BébéLa femme enceinteSlider

Accouchement prématuré : le risque de maladie cardiaque de la mère est à suivre sur le long terme

Une vaste étude européenne a permis de montrer que les femmes qui donnaient naissance à leur bébé avant le terme de la grossesse enregistreraient un risque accru de développer une maladie ischémique cardiaque (MIC) ou coronaropathie, au cours de leur vie.

Une équipe de l’Icahn School of Medicine de Mount Sinai (New York) a analysé des données émanant des registres médicaux des naissances en Suède, qui contiennent la plupart des informations prénatales et natales des accouchements survenus en Suède entre 1973 et 2015.

Les chercheurs ont eu accès à des informations concernant au total 2.189.190 femmes ayant donné naissance à des enfants issus de grossesses simples. Les mères étaient classées en six groupes selon le moment de naissance de leur bébé, qu’il soit extrêmement prématuré (22-27 semaines de grossesse), très prématuré (28-33 semaines), peu prématuré (34-36 semaines), presque à terme (37-38 semaines), à terme (39-41 semaines, le groupe témoin de l’étude) et au-delà du terme (42 semaines ou plus).

Leurs résultats, relayés le 29 juin par le Journal of the American College of Cardiology, ont montré qu’au cours des dix années suivant l’accouchement, les femmes qui avaient donné naissance à des bébés peu prématurés et presque à terme enregistraient un risque accru de coronaropathie en comparaison avec les femmes qui avaient accouché à terme. Celles qui accouchaient un peu avant le terme affichaient un risque 2,5 fois supérieur de MIC, alors que celles qui accouchaient de façon très prématurée voyaient le même risque quadrupler.

Leurs résultats restaient avérés même après la prise en compte d’autres facteurs de risque comme l’indice de masse corporelle (IMC), le tabac, la prééclampsie et le diabète. Après avoir étudié les soeurs des femmes qui avaient accouché, le risque ne semblait pas lié à des facteurs génétiques ou environnementaux partagés dans les mêmes familles.

Les scientifiques ont noté que l’augmentation du risque avait tendance à décliner, mais qu’elle restait forte même 30 à 43 ans après l’accouchement. Ils ont ajouté que leurs résultats laissent penser que l’historique de procréation devrait être inclus dans les examens de routine d’évaluation des risques cardiovasculaires.

“Les naissances prématurées devraient désormais être reconnues comme un facteur de risque indépendant des MIC au cours de la vie”, a expliqué Casey Crump, en charge de l’étude. “L’évaluation du risque cardiovasculaire chez les femmes devrait comprendre (…) les naissances prématurées et d’autres complications de grossesse. Les femmes ayant des antécédents d’accouchement prématuré pourraient mériter une détection précoce pour réduire d’autres facteurs de risque des MIC, notamment l’obésité, l’inactivité physique et le tabac (…)”.

Les naissances avant terme sont celles qui se produisent avant 37 semaines de grossesse. Elles représentent 9,6% des naissances aux Etats-Unis chaque année. Les femmes sujettes aux accouchements prématurés ont précédemment été associées à un risque plus fort de tension, de diabète et d’hyperlipidémie, qui sont d’importants facteurs de risques de la coronaropathie.

Mots clés

Défi Santé

Une publication du Le Défi Media Group 4B, Rue Labourdonnais, Port-Louis Tél : +230 207 06 66

Articles Liés

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer