[pro_ad_display_adzone id="1515"]
Actu SantéSlider

Un entraînement physique trop intense peut favoriser les comportements impulsifs

L’excès de sport pourrait affecter le cerveau, affirme une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Inserm. Les scientifiques ont découvert qu’un entraînement sportif trop poussé pouvait produire les mêmes effets qu’un effort mental sur le cerveau et conduire à une attitude impulsive.

Pratiquer régulièrement une activité physique est essentiel pour rester en bonne santé. Mais faire trop de sport peut également entraîner des complications : baisse des performances, fatigue intense. Des problèmes auxquels les athlètes de haut niveau sont souvent confrontés.

Une équipe de scientifiques supervisée par Mathias Pessiglione, directeur de recherche Inserm au sein de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, a analysé les causes et les effets de ce phénomène connu sous le nom de “syndrome d’hyper-entraînement”.

Publiée dans la revue Current Biology, leur étude dévoile que la fatigue déclenchée par l’excès d’exercice physique est similaire au mécanisme observé lorsque le cerveau fournit d’intenses efforts mentaux.

Pour parvenir à cette conclusion, l’équipe du Pr Pessiglione a suivi 37 triathlètes pendant neuf semaines. Les sportifs ont été divisés en deux groupes. Le premier s’est cantonné à son habituel rythme intensif, tandis que le second a réalisé des séances d’entraînement en moyenne 40% plus longues au cours des trois dernières semaines de l’étude.

Un mécanisme similaire à celui des burn-out

Évalués à l’Institut du cerveau et de la colonne vertébrale, les participants ont été soumis à des examens IRM fonctionnels et à un suivi de leur comportement tout au long de l’étude. Le Pr Pessiglione et ses collègues ont constaté qu’un effort physique intense affectait la partie du cortex préfrontal latéral, qui joue un rôle fondamental dans la prise de décision et favorise l’impulsivité.

Dans ce type de situation, la satisfaction à court terme est privilégiée par rapport aux objectifs à long terme. Chez les athlètes de haut niveau, cette impulsivité peut par exemple les amener à décider de s’arrêter en plein milieu d’une performance ou d’abandonner une compétition pour stopper la douleur.

Les chercheurs vont plus loin et concluent que la fatigue et la réduction du contrôle cognitif pourraient constituer une première étape dans le développement d’un épuisement professionnel, phénomène qui s’étend bien au-delà de l’univers sportif. Ces derniers espèrent pouvoir prochainement mettre en place des interventions visant à prévenir le burn-out.

Mots clés

Défi Santé

Une publication du Le Défi Media Group 4B, Rue Labourdonnais, Port-Louis Tél : +230 207 06 66

Articles Liés

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer