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Un autoclave pour la gestion des déchets médicaux installé à l’hôpital Victoria

Une cérémonie marquant le partenariat entre le ministère de la Santé et du Bien-être, le gouvernement du Japon et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) s’est tenue ce jeudi 8 décembre 2022 à l’hôpital Victoria de Candos.

Le ministre de la Santé et du Bien-être, le Dr Kailesh Kumar Singh Jagutpal, la directrice régionale du PNUD, Eziakonwa Ahunna, l’ambassadeur du Japon à Maurice, Kawaguchi Suichiro, et la représentante résidente du PNUD, Amanda Serumaga, étaient présents.

Dans son discours d’ouverture, le Dr Jagutpal a exprimé sa gratitude envers le gouvernement japonais et le PNUD pour l’assistance technique et financière fournie à son ministère afin d’atteindre les objectifs du Plan stratégique du secteur de la santé 2020-2024.

Dans le cadre du programme de développement économique et social, le gouvernement japonais a financé, en 2021, cinq appareils de thermographie et deux Negative Pressure Booths. En outre, un système d’angiographie et un système de radiographie seront bientôt installés à l’hôpital Dr Jeetoo et à l’hôpital Victoria, a-t-il précisé.

La première subvention, a-t-il déclaré, s’élevait à 300 millions de yens japonais (115 millions de roupies), ajoutant que le gouvernement japonais a accordé une subvention supplémentaire d’environ 175 millions de roupies au ministère de la Santé et du Bien-être pour l’achat d’équipements comprenant des tables d’opération, des appareils IRM, des appareils de lithotripsie, une tour d’urologie, un appareil d’anesthésie, des moniteurs cardiaques et des appareils d’échocardiographie.

En ce qui concerne l’assistance fournie par le PNUD, le Dr Jagutpal a rappelé qu’il a effectué un “examen rapide des pratiques de gestion des déchets dans les principaux hôpitaux de Maurice et de Rodrigues”. En outre, pour résoudre le problème des déchets médicaux dangereux, un autoclave de 500 litres avec un broyeur intégré a été acheté pour minimiser les impacts sur la santé et l’environnement de la mise en décharge des déchets médicaux, a-t-il dit.

Il a souligné que dans le cadre du projet “Soutenir une réponse inclusive et multisectorielle au Covid 19”, le gouvernement mauricien a confié au bureau national du PNUD la mise en œuvre d’un système de gestion des informations de laboratoire (LIMS) grâce à l’assistance technique de l’Université de Washington. Il a ajouté que le déploiement global du LIMS devrait être achevé d’ici février 2023.

Parmi les autres projets qui ont bénéficié de l’aide du PNUD, citons : l’introduction d’un formulaire numérique de voyage tout-en-un à l’aéroport, qui se connecte directement au LIMS national ; l’achat de vaccins COVID-19 pour un montant de deux millions de dollars (87 millions de roupies) ; et la mise en œuvre du projet national E-Health.

Pour sa part, Mme Ahunna a rappelé que l’île Maurice a fait des progrès remarquables en matière de soins de santé par rapport au reste du continent. Elle a déclaré que la pandémie de COVID-19 a souligné l’urgence de mettre en place un système de santé résilient pour faire face aux problèmes de santé. Dans ce contexte, a-t-elle dit, le PNUD et le gouvernement du Japon ont fourni une assistance au gouvernement de Maurice dans le but de renforcer son système de santé et de mieux le préparer aux futures pandémies. L’objectif principal est d’améliorer continuellement la qualité des soins, d’accroître la satisfaction des patients et d’avoir un impact sur la vie des citoyens de l’île Maurice, a-t-elle souligné.

Elle s’est également attardée sur l’importance de la numérisation qui, selon elle, est un facteur clé pour accroître le développement. L’utilisation de la transformation numérique, a-t-elle ajouté, aide à construire des sociétés plus inclusives.

Quant à l’ambassadeur Suichiro, il a énuméré les projets mis en place à Maurice avec l’aide du gouvernement du Japon et du PNUD. Il s’agit notamment de la mise en œuvre du projet de santé en ligne qui s’appuiera sur les dernières technologies de santé en ligne disponibles sur le marché, avec pour principaux objectifs la tenue d’un registre national des patients, la rationalisation du travail des médecins, l’optimisation des systèmes, l’amélioration des résultats pour les patients, la réduction des erreurs humaines et la diminution des coûts grâce aux technologies modernes du web et de la téléphonie mobile, ainsi que la mise en place d’un autoclave pour résoudre le problème des déchets médicaux dangereux.

Il a exprimé l’espoir que les relations bilatérales entre l’île Maurice et le Japon soient encore renforcées. Mme Serumaga a salué le partenariat entre l’île Maurice et le PNUD et s’est réjouie que plusieurs projets aient été mis en œuvre dans le secteur de la santé à Maurice avec l’aide du PNUD. Elle s’est attardée sur le renforcement des capacités des laboratoires, la lutte contre le paludisme, le système E-Health et la transformation numérique.

A cette occasion, l’autoclave qui a été installé au Victoria Hospital a été lancé. Une visite a également été effectuée à la Flu Clinic pour visualiser le LIMS.

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