[pro_ad_display_adzone id="1515"]
Actu SantéSlider

Les effets protecteurs de la tomate contre le cancer pourraient diminuer s’ils sont associés à trop de fer

Réputé pour ses vertus anti-cancer, le pigment rouge qui colore la tomate pourrait voir ses effets diminués lorsqu’il est consommé en même temps que des aliments riches en fer, suggèrent des chercheurs américains.

La tomate regorge de propriétés antioxydantes. Plusieurs études ont démontré que cet aliment pouvait aider à réduire le cholestérol, améliorer la circulation sanguine et limiter les risques d’AVC. Mais elle serait également efficace contre le cancer.

En 2015, une étude menée par des scientifiques de l’université de l’Illinois et publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition a démontré que le pigment de la tomate appelé lycopène peut protéger contre plusieurs formes de cancer. Des recherches plus récentes étayent cette théorie, notamment une étude parue fin 2018 dans Cancer Prevention Research.

Ces effets protecteurs se retrouveraient non seulement dans le fruit, mais également dans toutes les recettes qui impliquent la présence de ce pigment rouge, comme la sauce tomate, le gaspacho et même le ketchup. Mais attention à ne pas les consommer avec un aliment trop riche en fer, préviennent des chercheurs de l’université d’Etat de l’Ohio (Etats-Unis), qui ont étudié les régimes alimentaires d’un petit groupe d’étudiants en médecine.

Une absorption de lypocène deux fois moins importante quand il est combiné au fer

Parue dans Molecular Nutrition & Food Research, l’étude suppose que manger des produits à base de tomate combiné à des aliments riches en fer pourrait limiter l’absorption de lypocène par l’organisme, et du même coup réduire les effets protecteurs associés à ce pigment.

Les volontaires ont consommé un milk-shake à base d’extrait de tomate avec des aliments riches en fer, ou un breuvage similaire, mais dénué de fer. Les scientifiques ont observé le taux de lycopène dans le sang et les liquides corporels des participants.

“Nous avons constaté une diminution de l’absorption du lycopène qui a presque doublé avec le temps lorsqu’il y avait du fer dans leur repas”, observe l’autrice principale de l’étude, Rachel Kopec, professeure adjointe en nutrition humaine à l’université d’Etat de l’Ohio.

“Cela pourrait avoir des implications potentielles chaque fois qu’une personne consomme quelque chose de riche en lycopène et en fer- disons une sauce bolognaise ou une céréale enrichie de fer avec, à côté, un jus de tomate. Vous n’aurez probablement que la moitié du lycopène que vous auriez sans le fer”, ajoute-t-elle.

Les scientifiques indiquent que des recherches supplémentaires sont nécessaires afin de bien comprendre le rôle du lycopène dans la prévention des cancers et l’importance de son interaction avec d’autres composés et nutriments.

Mots clés

Défi Santé

Une publication du Le Défi Media Group 4B, Rue Labourdonnais, Port-Louis Tél : +230 207 06 66

Articles Liés

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer