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L’air des bureaux en open space dix à vingt fois plus pollué que l’air extérieur

Des scientifiques américains ont placé des capteurs dans quatre espaces de bureaux en open space d’un même bâtiment afin de jauger les niveaux de pollution d’air intérieur. Leurs recherches montrent que les concentrations de substances polluantes sont 10 à 20 fois plus élevées à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Moins connue que la pollution de l’air extérieur, mais tout aussi dangereuse, voire plus, la pollution intérieure fait l’objet de plus en plus d’études. Les composés organiques volatils provenant des peintures, des moisissures, des produits ménagers ou encore des appareils à combustion peuvent rendre nos logements 5 à 7 fois plus pollués que l’air extérieur, quand ceux-ci ne sont pas bien aérés.

Qu’en est-il des bureaux ? Des ingénieurs de l’université Purdue (Indiana, Etats-Unis) ont réalisé une expérience dans quatre espaces de bureaux ouverts d’un bâtiment équipé de capteurs destinés à mesurer les niveaux de pollution et à identifier tous les types de contaminants d’air. Les résultats seront présentés lors du congrès annuel de l’American Association for Aerosol Research, qui se déroulera à Portland (Oregon, Etats-Unis) du 14 au 18 octobre.

“Si nous voulons améliorer la qualité de l’air pour les employés de bureau afin d’accroître leur productivité, il est important de comprendre d’abord ce qui se trouve dans l’air et quels facteurs influent sur les émissions et l’élimination des polluants”, considère Brandon Boor, professeur adjoint de génie civil à l’université Purdue, qui a dirigé l’étude.

Pour cette expérience, l’auteur principal de l’étude a développé, avec l’aide de chercheurs du laboratoire américain RJ Lee Group, un instrument comparable à un “nez” très sensible généralement utilisé pour mesurer la qualité de l’air extérieur. Des capteurs ont été placés dans chaque chaise de bureau.

Plus les personnes sont nombreuses dans une pièce, plus la pollution est importante

Les premiers résultats montrent que les sources de pollution intérieure proviennent majoritairement d’un mauvais système de ventilation, mais également de la présence des gens qui fréquentent ces espaces. L’équipe de Brandon Boor a en effet découvert que de nombreux composés organiques volatils persistaient dans le bureau, même une fois que les gens ont quitté la pièce.

“Nous avons constaté que les concentrations de nombreux composés étaient de 10 à 20 fois plus élevées à l’intérieur qu’à l’extérieur. Si un espace de bureau n’est pas correctement ventilé, ces composés volatils peuvent nuire à la santé et à la productivité des travailleurs”, souligne Brandon Boor.

Les scientifiques ont également découvert la présence d’une nouvelle particule, formée par l’interaction de l’ozone (qui provient de l’air extérieur) et les composés libérés lors de l’épluchage d’une orange, appelés monoterpènes. Selon les chercheurs, ces particules pourraient s’avérer particulièrement toxiques, leur taille microscopique leur permettant d’atteindre les régions les plus profondes des poumons.

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