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Fertilité : la malbouffe pourrait entraîner des problèmes chez les hommes

Selon une étude présentée cette semaine au congrès annuel de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie, manger des pizzas et des hamburgers limiterait la production de spermatozoïdes.

Le congrès annuel de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE) qui s’est déroulé à Vienne du 23 au 26 juin, a été l’occasion de présenter plusieurs études sur l’infertilité des hommes et leur mode de vie. Une étude danoise a par exemple montré que les pères qui fument peuvent affecter la qualité du sperme de leurs petits garçons à venir.

Une autre étude, cette fois réalisée par des chercheurs américains et danois de l’université de Harvard, établit un lien entre la baisse de production de spermatozoïdes et la consommation d’aliments industriels, type fast-food.

Les scientifiques ont analysé les spermatozoïdes de près de 3.000 hommes âgés de 18 à 20 ans, qui ont subi un examen médical avant de s’engager dans l’armée. Les volontaires ont été répartis en quatre groupes selon leur régime alimentaire (végétarien, équilibré, scandinave ou occidental), qu’ils avaient indiqué au préalable en répondant à des questionnaires.

Le lien entre infertilité et malbouffe existerait aussi chez la femme

Les adeptes du régime occidental, c’est-à-dire les consommateurs de viande rouge, de produits sucrés et de malbouffe, présentaient un sperme de moins bonne qualité que les hommes des trois autres groupes. Le nombre moyen de spermatozoïdes par échantillon de ces derniers s’élevait à 25,6 millions, soit un seuil bien inférieur à celui fixé par l’Organisation Mondiale de la Santé (39 millions par éjaculat).

Cette baisse de qualité pourrait, selon les chercheurs, être liée à une présence réduite de l’hormone inhibine B, ce qui peut être le signe d’un affaiblissement des cellules de Sertoli. Ces dernières sont situées dans les testicules et jouent un rôle essentiel dans la production de sperme. Si cette théorie s’avère exacte, cela signifie que la malbouffe pourrait avoir un effet à long terme sur la qualité du spermatozoïde, préviennent les chercheurs.

En mai 2018, une étude australienne publiée dans la revue Human Reproduction et réalisée sur près de 5.600 femmes a montré que le risque d’infertilité passait de 8% à 16% chez celles qui mangent au fast-food plus de quatre fois par semaine.

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