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Consommer de l’alcool et des drogues peut nuire à votre santé… mais également à votre vie sociale

Une nouvelle étude pointe les conséquences néfastes des publications sur les réseaux sociaux et appels téléphoniques impromptus effectués sous l’emprise de l’alcool ou de la drogue.

Vous avez bu un verre de trop et n’avez pas pu vous empêcher de composer le numéro de votre ex et de vider votre sac sur son répondeur. Cette scène sentira probablement terriblement le vécu pour certains et certaines d’entre nous.

Selon une nouvelle étude publiée dans la revue Substance Abuse et réalisée par le Center for Drug Use and HIV/HCV Research (CDUHR) de l’université de New York (NYU), les personnes qui consomment régulièrement de l’alcool et/ou des drogues s’adonnent très souvent à ce type de comportement et le regrettent souvent ensuite.

“Les messages postés sur les médias sociaux qui montrent des personnes qui consomment beaucoup de drogues peuvent causer de l’embarras, du stress et des conflits pour les utilisateurs et les membres de leur communauté”, explique Joseph Palamar, chercheur au CDUHR, professeur agrégé en santé publique à la faculté de médecine de NYU et auteur principal de l’étude.

“Cela peut également avoir des répercussions négatives sur la carrière d’une personne, puisque la majorité des employeurs utilisent maintenant les médias sociaux pour présélectionner les candidats à un emploi et peuvent chercher des preuves de la consommation d’alcool et d’autres drogues”, estime le chercheur.

21% des sondés ont regretté d’avoir publié sur les réseaux sociaux sous l’effet de la drogue

Dans cette étude, les chercheurs ont interrogé 872 adultes qui se rendaient à des soirées électro new-yorkaises et qui ont déclaré consommer de la drogue ou en avoir déjà consommé. Les participants ont également précisé s’ils avaient déjà posté les médias sociaux, passé un coup de fil, envoyé un sms ou posé sur des photos alors qu’ils étaient sous l’emprise de l’alcool ou de la drogue, et s’ils avaient regretté leur attitude après coup.

Les résultats montrent que plus d’un tiers des participants (34,3%) ont publié sur les réseaux sociaux alors qu’ils n’étaient pas dans leur état normal. Parmi eux, 21,4% l’ont regretté. L’étude indique également que les personnes sondées les plus à même d’adopter ce type d’attitude sont celles qui consommaient du cannabis et/ou de la cocaïne.

“Bien que les programmes de prévention soient largement axés sur la sécurité physique- par exemple, ne pas conduire après avoir bu- ces programmes peuvent aussi souligner que l’utilisation d’un smartphone sous l’emprise de la drogue peut accroître le risque qu’une personne adopte un comportement qu’elle regrettera ensuite. Des tactiques telles que l’utilisation d’applications pour empêcher l’envoi de SMS en état d’ébriété ou le report de publication sur les réseaux sociaux jusqu’à ce que l’on ne ressente plus les effets de la drogue pourraient aider à minimiser les dommages sociaux”, estime le Pr Palamar.

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