APEIM : La réorganisation des services par rapport aux réalités actuelles

Sans distinction de communauté ou de religion, l’Association de Parents d’Enfants Inadaptés de l’Ile Maurice (APEIM), depuis sa fondation en 1970, a pour objectif d’atteindre un maximum de personnes vivant en situation de handicap. Cependant, en cette période de déconfinement, quelle est l’organisation de ses services par rapport aux réalités économiques et sociales pour faire face à l’avenir ?
Avant de passer à la réorganisation des services, la directrice de l’APEIM Jocelyne Beesoon a fait ressortir qu’il est important avant tout d’établir un constat et d’analyser les besoins à plusieurs niveaux et du vécu de cette situation inédite à Maurice, sans oublier l’impact du confinement sur les bénéficiaires et leurs parents. « À l’APEIM, nous offrons un service médical et paramédical, un service d’intervention précoce pour les enfants de 0 à 6 ans et leurs familles. Il y a également quatre ateliers vocationnels pour les adultes de plus de 18 ans et un service de visites à domicile pour les handicapés sévères et grabataires, » explique-t-elle.
La directrice de l’APEIM ajoute que vu la situation actuelle, la réorganisation de ses quatre services sera ainsi basée sur la remise à niveau des outils de formation pour les adultes handicapés. Cela se fera par rapport aux difficultés et attentes de tous ses bénéficiaires.

Des ajustements à faire
S’agissant du travail avec les jeunes bénéficiaires de l’association, le chef de service des 4 ateliers Jean Marie Hyacinthe pense que tout est à refaire. En effet, après les analyses, il y aura surement des ajustements à apporter aux niveaux mentionnés, notamment avec le soutien indéfectible de l’équipe du personnel de l’APEIM.
« Pendant la période de confinement, nous avons effectué certaines interventions sur le terrain grâce au Work Access Permit (WAP). En ce moment, nous avons un contact permanent avec les parents et les bénéficiaires via WhatsApp. Nous faisons également des réunions d’équipe avec le staff sur Zoom, » explique-t-elle. Elle indique aussi que des téléformations pour le personnel sont également organisées.
« Par exemple, Julien Quenette qui est le psychologue de l’équipe paramédicale de l’APEIM, est intervenu sur la thématique de l’écoute active. Sur notre page Facebook, nous publions régulièrement des conseils et des idées d’activités pour les bénéficiaires », indique Jocelyne Beesoon, qui assure la bonne coordination.
L’accompagnement à distance maintenu
Le mouvement d’accompagnement à distance lancé pendant le confinement, sera-t-il perpétué ? À cette question, la directrice de l’APEIM répond par l’affirmatif. « Nous avons découvert des modes de communication qui sont pertinents pour le travail que l’APEIM mène auprès de ses parents bénéficiaires et de son personnel. Nous avons également eu l’occasion à travers la technologie de vivre une communication de proximité avec chacun de nos bénéficiaires et aider directement certains des plus nécessiteux, que ce soit au niveau psychologique ou matériel », dit-elle.
Jocelyne Beesoon ajoute que comme les parents sont les premiers à vivre directement le handicap de leurs enfants, l’APEIM va leur proposer des formations sur les évolutions possibles et les difficultés par le handicap intellectuel.
Besoins urgents pour les mois à venir
Quels sont les besoins urgents pour les mois à venir ? « Malheureusement quand cette question nous est posée, la réponse tourne toujours autour des besoins financiers, » fait ressortir Désirée Kong , la chef de service des levées de fonds et CSR pour l’APEIM.
Cette dernière conclut que suite aux difficultés économiques au niveau national dans le public et le privé, l’APEIM s’attend à moins de revenus sur trois niveaux. Ce sont notamment les aides par les entreprises, la participation financière des membres et parents et la baisse de revenus au niveau des petites entreprises mises en place dans ses ateliers de formation.




