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Chez SOS Amitié, la santé mentale des jeunes préoccupe

Après deux ans de pandémie, la santé mentale des 15/24 ans se trouve particulièrement dégradée. Selon un sondage, 62% des 18-24 ans ont eu des pensées suicidaires depuis septembre 2021. Des effets notamment liés à la solitude.

“Les principaux sujets abordés lors des appels sont la santé mentale et la solitude”. Bénévole pour SOS Amitié, Constance Péruchot est, depuis 2019, l’une des voix quoi répond aux 09 72 39 40 50, numéro de téléphone gratuit ouvert en continu pour les personnes en situation de détresse émotionnelle.

Dès 2019, la part des 15-24 appelant l’association, reconnue d’utilité publique, est passée de 12% à 17%. Sur l’année 2021, ce taux a atteint les 28%. Depuis la pandémie, les signaux sur le moral des jeunes actifs sont alarmants. Une enquête Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès révèle que 62% des 18-24 ans ont eu des pensées suicidaires depuis septembre 2021. Entre janvier et mars 2022, 6.400 passages aux urgences, pour ces raisons, ont été recensés par Santé Public France, une augmentation de 27% par rapport à l’année précédente.

Le rôle joué par la pandémie n’est pas anodin. “J’ai relevé une grande anxiété par rapport à la vie en société et l’insertion dans un milieu universitaire ou professionnel”, explique Constance Péruchot. Chez les étudiants, certains perdent l’espoir de terminer leurs études à cause des conditions et du manque d’interaction sociale entrainé par les cours en ligne.

“Le besoin d’appeler se fait de plus en plus ressentir par les écoutants, même si les moins de 25 ans s’expriment beaucoup plus par écrit”, remarque Constance Péruchot. Pour offrir la possibilité de s’exprimer par ce biais, SOS Amitié propose un “chat”. Via ce canal, 28% des moins de 25 ans évoquent le suicide, contre 18% pour les plus de 25 ans. Ce taux grimpe jusqu’à 41% dans les messages par mail.

Face à la solitude, des solutions existent 

La solitude est un fléau qui touche 7 millions de personnes en France, soit 3 millions de personnes en plus depuis 2010 selon la Fondation de France. Pour rompre l’isolement, quelques actions sont simples à mettre en place.

“En parler, c’est déjà agir”, encourage la bénévole. Pour aider une personne en difficulté, une écoute active est un premier pas qui peut faire la différence. Une fois le lien établi, “il est important de ne pas minimiser ou banaliser des comportements qui peuvent faire penser qu’un jeune soit dans une situation difficile”, conseille Constance Péruchot.

Si le besoin s’en fait ressentir, des structures sont accessibles. On retrouve par exemple Atrap, dans le XXe arrondissement de Paris, des lignes d’écoute telles que le 3114, ou encore la Croix Rouge au 0 800 858 858.
Pour ceux qui le souhaitent, la jeune femme appelle à venir renforcer les équipes de bénévoles. “En 2021, SOS a reçu 560.000 appels. On estime que l’association ne peut répondre qu’à 1 appel sur 3 au téléphone et 1 sur 7 dans le “chat”.

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