Une bonne hygiène de vie permet au corps de retrouver sa vitalité

Avoir un esprit sain dans un corps sain ne dépend pas uniquement d’une bonne hygiène de vie. Cela repose aussi sur, non pas les résolutions qu’on se fixe chaque nouvelle année, mais sur les objectifs qu’on souhaite atteindre.
La vitalité nécessaire pour bien entamer sa journée dépend grandement d’une bonne hygiène de vie. C’est ce qu’ont souligné les invités de l’émission Xplik ou K santé de Radio Plus : Deelanee Dooreemeeah, consultant en nutrition, Sandy Putchay, coach de vie et Razeea Lemaignen, Health and Wellbeing Consultant.
Pour être bien dans sa tête et dans son corps, il faut aussi bien avoir une alimentation saine et équilibrée, pratiquer une activité physique régulière et se préoccuper de son mental. « Avoir des résolutions, c’est éphémère. Je suis plus en faveur des buts à atteindre », a expliqué Sandy Putchay. Selon lui, le corps manque d’énergie quand nous n’avons pas suffisamment d’objectifs à atteindre.
« Ce n’est pas que nous sommes paresseux. Quand on n’a pas de buts, nous n’avons aucune raison de prendre des actions. C’est là qu’on constate que tout est difficile, que l’année est longue et qu’on cherche des millions de raisons pour expliquer pourquoi nous ne pouvons pas avancer. Le but est important pour le début de l’année », a-t-il fait ressortir.
Une fois les buts fixés, il faut alors se donner les moyens pour les atteindre. Pour cela, il faut en parallèle prendre soin de son corps tout en cultivant sa force mentale. « Le but, ce n’est pas uniquement dans la tête, mais aussi dans le corps. La méditation, selon la méthode Mindfulness, guide l’individu à vivre l’instant, à avoir ses objectifs et être centré sur ce qu’il y a à accomplir, mais il faut aussi être réaliste dans ce que nous souhaitons réaliser », a souligné Deelanee Dooreemeeah.
« Nous voulons tous accomplir quelque chose dans la vie, mais il faut être réaliste. On ne peut passer son temps à rêver. La santé est primordiale pour atteindre ses objectifs », a-t-il expliqué. Selon lui, la santé de la population mauricienne laisse à désirer et comporte de nombreux obstacles.
Calibrer le corps
Pour Deelanee Dooreemeeah, les Mauriciens croient à tort que la période des festivités ne se tient qu’une fois l’an. « La période festive dure tout au long de l’année quand on est en bonne santé », a-t-il affirmé. Selon lui, c’est en voulant (trop) célébrer les fêtes de fin d’année qu’on a tendance à consommer à outrance sans prendre conscience de l’impact que cela peut avoir sur notre santé par la suite. D’où le manque de vitalité en raison de la surconsommation. « On a beaucoup mangé, mais combien on a perdu pour avoir le bon équilibre ? » s’est-il demandé.
Deelanee Dooreemeeah a expliqué que quand le corps a reçu trop de nourriture, cela engendre une fatigue générale et une léthargie. « Le corps humain est comme une machine. Il faut bien le calibrer afin qu’il puisse bien fonctionner. Quand il y a un excès, cela provoque un dérèglement et on peut souffrir de divers maux », a-t-il fait comprendre. Pour lui, si après les jours de repos on ressent encore une sensation de fatigue, c’est que le système a été débalancé. « C’est dû aux excès lors de la période des festivités », a-t-il expliqué.
Une question d’organisation
Bien qu’effectivement la nourriture soit fondamentale pour faire bouger le corps, « nous sommes ce que nous mangeons », a fait ressortir Razeea Lemaignen. Et d’expliquer aussi qu’il faut, cependant, prendre en considération l’anxiété et le stress qui peuvent contribuer à apporter un certain débalancement.
Quand cela ne va pas dans la tête, notre corps ne profite pas pleinement de ce que nous consommons, selon Deelanee Dooreemeeah. « Dans le tourbillon dans lequel nous vivons, ce que nous mangeons ne nous apporte pas la vitalité dont nous avons besoin, car nous n’avons pas le temps d’apprécier ce que nous consommons », a-t-il expliqué.
Chaque Mauricien, selon lui, consomme 43 kilos de sucre par an. Et les chiffres du ministère de la Santé indiquent qu’il y a un fort pourcentage de personnes obèses ou en surpoids à Maurice. Les causes en sont une trop grande consommation d’aliments sucrés et trop gras présents dans les fast-foods, le manque d’activités physiques.
Pour le consultant en nutrition et le coach de vie, c’est un faux prétexte de dire qu’on n’a pas le temps de préparer son déjeuner pour aller au travail ou le repas des enfants à l’école. Ils ont affirmé que c’est une question d’organisation et de volonté.
Selon Deelanee Dooreemeeah, nombreux sont ceux qui mangent trop vite avec, pour conséquence, qu’ils souffrent par la suite de ballonnements et d’autres problèmes de digestion. Il y a aussi le fait que les Mauriciens ne consomment pas assez de fruits et de légumes, qui sont pourtant indispensables pour apporter les vitamines nécessaires au bon fonctionnement du corps.




