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Une étude montre les bienfaits sur le long terme du fait de dormir avec bébé

Des recherches européennes ont montré que les nourrissons qui partageaient la chambre parentale pendant leurs six premiers mois n’enregistraient pas de risques accrus de troubles du sommeil ni de troubles du comportement plus tard dans la vie. Au contraire, partager la même chambre entraînerait plusieurs bienfaits.

Roseriet Beijers, psychologue du développement de l’Université de Radboud aux Pays-Bas a mené une étude longitudinale en collaboration avec des chercheurs de l’Université américaine du Maryland, elle vient de paraître dans la revue Child Development. C’est la première fois qu’une étude s’intéresse sur le long terme à l’association entre les nourrissons qui partagent la chambre parentale et trois parties du comportement de l’enfant : le sommeil, les troubles du comportement et le comportement prosocial.

Les recommandations actuelles aux Pays-Bas et dans plusieurs pays occidentaux encouragent les parents à dormir avec leur enfant au cours des six premiers mois car cette configuration permettrait de réduire de près de 50% le risque de mort subite du nourrisson.

Cependant, de nombreux parents choisissent de faire dormir leur bébé seul dès le retour de la maternité, certains pensant que le partage de chambre encouragerait les petits à rester trop dépendant de leurs parents, une dépendance que certains relient à des troubles du développement plus tard dans la vie, ou à des troubles du sommeil.

Pour enquêter sur cette question, les chercheurs ont suivi 193 nourrissons et leurs parents, auxquels on a demandé de noter les temps de sommeil au quotidien du petit pendant les six premiers mois de sa vie. Un suivi était fait six ans plus tard, entre les six et huit ans de l’enfant, les parents et les professeurs de l’enfant devaient répondre à des questions concernant le comportement de l’enfant. Les chercheurs ont aussi observé les enfants pendant qu’ils leur assignaient des tâches pour évaluer leurs troubles du sommeil (difficultés d’endormissement, réveils nocturnes répétés) mais aussi les troubles du comportement comme l’anxiété ou la violence et les comportements prosociaux comme le fait d’aider les autres.

Les résultats ont montré que le partage de la chambre parentale en début de vie n’était pas lié à des troubles du sommeil entre l’âge de six et huit ans.

Leurs conclusions ont montré que le fait de dormir avec les parents était lié à des effets positifs chez les enfants, comme une meilleure qualité de sommeil et un comportement plus tourné vers les autres.

“Bien que certains pensent que le partage de chambre tôt dans la vie entraîne des troubles du sommeil et du comportement, notre étude révèle aucun effet négatif pendant les six premiers mois sur le développement de l’enfant”, a commenté le professeur Beijers. Ce dernier tient cependant à préciser qu'”avant de tirer des conclusions plus définitives sur les effets positifs et négatifs du partage de chambre sur le développement infantile (…) de plus amples recherches seront nécessaires”.

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