Diabetes and Vascular Centre : une nouvelle unité ouvre ses portes à l’hôpital Jeetoo
Un nouveau pas vient d’être franchi dans la prise en charge des maladies non transmissibles avec l’inauguration d’un Centre du diabète et des maladies vasculaires à l’Dr AG Jeetoo Hospital, à Port Louis. Cette structure spécialisée vise à améliorer le suivi et le traitement des patients vivant avec le diabète et des pathologies vasculaires, à travers une approche intégrée et centrée sur le patient.
La cérémonie s’est tenue en présence du ministre de la Santé et du Bien-être, Anil Bachoo, du ministre du Transport, Osman Mahomed, ainsi que de la Regional Health Director, Tanooja Hemoo.
Conçu comme un pôle de soins spécialisés, le centre propose une prise en charge coordonnée permettant un dépistage plus précoce, un meilleur suivi médical et une gestion plus cohérente des traitements. Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités sanitaires de renforcer les services spécialisés et d’intensifier la lutte contre les maladies non transmissibles, en particulier le diabète et les affections cardiovasculaires qui lui sont souvent associées.
L’ouverture de cette unité s’insère dans un plan plus large, avec l’annonce de la mise en place progressive de cinq centres dédiés au diabète à travers le pays. L’objectif affiché est d’opérer un changement de paradigme dans le système de santé, en passant d’une logique axée sur la gestion des complications à une stratégie privilégiant la prévention, la détection précoce et des soins intégrés.
Dans cette même optique, un comité consultatif international, placé sous l’égide du ministère de la Santé, a formulé 21 recommandations destinées à améliorer la prise en charge du diabète et à réduire le poids des maladies cardiovasculaires à l’échelle nationale. Ces propositions visent notamment à optimiser les parcours de soins et à renforcer la coordination entre les différents niveaux du système de santé.
Pensé comme un « one-stop centre », le nouveau service de l’hôpital Jeetoo regroupe plusieurs prestations sous un même toit, facilitant ainsi le parcours des patients. Une approche qui devrait contribuer à améliorer leur qualité de vie tout en limitant, à long terme, les complications et les coûts pour le système de santé public.
Les chiffres rappellent en effet l’ampleur du défi : à Maurice, environ 20 % de la population âgée de 25 à 74 ans vit avec le diabète, tandis que 16 % des adultes sont considérés comme prédiabétiques.



