
L’Alzheimer pourrait être combattue en retardant l’âge de la retraite, selon une étude réalisée par l’Inserm (Institut national français de la santé et de la recherche médicale), dont les résultats préliminaires ont été présentés à Boston lors de la Conférence internationale de l’Association Alzheimer.
Selon cette étude, portant sur 429 000 personnes cotisant au RSI, une caisse gérant à la fois l’assurance vieillesse et l’assurance maladie des artisans et commerçants, chaque année supplémentaire travaillée après l’âge de 60 ans réduirait d’environ 3% le risque d’être atteint de la maladie d’Alzheimer.
“Nos données montrent qu’un âge tardif de retraite est associé à une diminution hautement significative du risque de démence”, souligne Carole Dufouil qui a dirigé l’étude. Des études épidémiologiques avaient, dans le passé, déjà montré que les personnes ayant un niveau d’études élevé ou des activités stimulantes sur le plan cognitif, avaient moins de risque de développer la maladie.
“L’hypothèse la plus souvent évoquée, c’est que les stimulations contribueraient à préserver la réserve cognitive et à retarder ainsi les conséquences cliniques d’anomalies cérébrales”, explique la chercheuse française.
Au-delà de la stimulation cognitive, l’activité professionnelle permet de maintenir un réseau social, un facteur également associé par certaines études “à un risque de démence diminué”, ajoute-t-elle.
Selon les chercheurs britanniques, la baisse du nombre des malades pourrait s’expliquer par une meilleure prévention et un traitement plus précoce des maladies cardiovasculaires, l’un des facteurs de risque connus d’Alzheimer, ainsi qu’une hausse sensible du niveau d’éducation au cours des 20 dernières années.




