
Malgré l’apparition de nouveaux médicaments contre l’épilepsie, au moins un tiers des patients continuent à avoir des crises, indique une étude américaine publiée dans la revue Neurology. Comme le rapporte la plupart des patients épileptiques, le déclenchement de ces crises est souvent dû à un épisode de stress d’où la nécessité d’apporter d’autres outils aux patients.
Pour les besoins des travaux, 66 personnes qui continuaient à avoir au moins quatre crises deux mois avant le début de l’étude malgré la prise de médicaments ont été initiés à des techniques de gestion du stress par une psychologue pendant 3 mois. Ils devaient ensuite pratiquer deux fois par jour à la suite d’un enregistrement audio.
Afin de prévenir ou gérer leurs crises, la moitié des participants a appris une technique de relaxation musculaire progressive, une méthode de réduction du stress qui vise à contracter puis détendre chaque groupe musculaire ainsi que des techniques de respiration.
L’autre moitié constituant un groupe témoin également suivi par la psychologue a quant à elle exécuté des tâches ciblant l’attention telles que l’écriture de leurs activités de la veille, selon l’étude. L’étude montre peu de différence entre les deux approches : le groupe de gestion du stress avait 29% moins de crises durant l’étude qu’avant tandis que le groupe témoin affichait 25% moins de crises.
Le fait d’avoir suivi une prise en charge psychologique en rapportant chaque jour leurs niveaux de stress, la qualité du sommeil et l’humeur a permis à l’ensemble des patients de mieux reconnaître les symptômes et de réagir au stress, souligne l’étude.




