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Sommeil : l’âge éveille certains troubles

Les troubles du sommeil sont fréquents chez les personnes âgées. Certaines maladies accentuent aussi certains troubles. La neuropsychologue, Ridwana Timol, en parle.

La clinicienne Ridwana Timol explique que les troubles du sommeil sont des conditions qui fragilisent le sommeil du dormeur pendant la nuit, par exemple, des troubles respiratoires pendant le sommeil (les apnées), la difficulté de s’endormir, se réveiller plusieurs fois ou trop tôt (les insomnies) et des mouvements neuromusculaires involontaires qui nous réveillent (syndrome de jambes sans repos).

« Le rythme circadien, c’est-à-dire, notre horloge biologique change avec l’âge. Les personnes âgées ont souvent le sommeil plus tôt et se réveillent plus tôt. Elles passent aussi plus de temps dans les phases de sommeil léger que dans les phases profondes. Leur sommeil est donc plus fragile et susceptible d’être interrompu par le bruit et les changements subtils dans l’environnement. Cependant, notre besoin de sommeil en quantité ne change pas, ce qui explique des plaintes fréquentes de fatigues chez les Seniors » dit-elle. Certains troubles du sommeil ont tendance à s’accentuer avec l’âge. Avec la prise de poids et les conditions de santé telles que le diabète, l’hypertension et autres maladies cardiovasculaires, les apnées du sommeil deviennent plus fréquentes et plus sévères chez les personnes âgées. Les malades physiques et les conditions psychiatriques associées aux Seniors telles que le Parkinson, les maladies inflammatoires (arthrose, rhumatisme, ménopause, angoisse et dépression) et leurs traitements respectifs engendrent souvent des insomnies.

La neuropsychologue indique que le manque de sommeil accélère le processus de vieillissement tels que l’apparition des rides, affecte la mémoire et l’oxygénation de toutes nos cellules nerveuses. « Nous devenons cognitivement moins efficaces – s’il existe déjà un trouble de vieillissement pathologique tels que l’Alzheimer. Cela peut accélérer l’évolution de la maladie. Cela empire les problèmes de surpoids, de diabète et de l’hypertension et peut favoriser le développement de troubles psychologiques chez les adultes » soutient -elle.
Elle indique que la sieste peut aider à compenser le manque de sommeil de la nuit précédente. « Elle doit être brève, c’est-à-dire, moins de 30 minutes, juste suffisante pour aider l’organisme à récupérer sans pour autant déstabiliser davantage le rythme naturel du sommeil nocturne. Certaines activités neurologiques qui opèrent pendant le sommeil profond dépendent de la nuit. Ceux-là sont associés à certains changements hormonaux nécessaires à renforcer notre système immunitaire, à consolider notre mémoire et à réguler notre métabolisme. La sieste aide mais ne remplace pas le sommeil nocturne » précise la clinicienne.

Les traitements des troubles du sommeil dépendent du trouble et de la condition générale de la santé de la personne. Le neuropsychologue indique qu’il est important de consulter son médecin ou un spécialiste afin de choisir le traitement le plus adapté. « Pour les apnées, il s’agit d’utiliser un appareil « ventilator ». Il facilite la respiration durant le sommeil. Si l’insomnie est associée à une dépression ou une angoisse, il faut traiter le trouble psychologique soit avec des médicaments ou de la thérapie. Souvent, les deux sont recommandés. Si l’insomnie est associée à l’hypertension, le trouble du sommeil peut être résolu si la pression artérielle est stabilisée. Généralement, il est conseillé aux Seniors de sortir davantage et de s’exposer au soleil et à la lumière durant la première partie de la journée. La lumière du jour qui nous aide à réguler notre horloge biologique. Il faut encourager nos Seniors à être plus actifs, les assister s’il le faut, pour bénéficier d’un meilleur sommeil la nuit » dit-elle.

« Nous avons beaucoup de cas que nous observons cliniquement avec des tendances similaires à celles observées dans le monde occidental. Mais, à ma connaissance, aucune étude épidémiologique sur le sommeil des Mauriciens n’a encore été effectuée à ce jour » conclut la neuropsychologue, Ridwana Timol.

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