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Psychologie positive : Pourquoi est-il important de soigner sa santé mentale ?

Comment s’est déroulé le déconfinement ? Comment surmonter les obstacles de la vie avec plus d’optimisme ? Comment modifier ses pensées négatives pour jouir d’une bonne santé mentale ? Comment reconnaitre les symptômes des troubles psychologiques et demander de l’aide ? Les réponses avec la psychologue Manon Luigi.

Depuis le déconfinement, la psychologue Manon Luigi indique qu’elle a reçu plusieurs patients, dont certains des problèmes étaient présents avant la pandémie de Covid-19. Ce n’est que lors du confinement qu’ils ont pu mettre le doigt sur le problème qui a pris par la suite de l’ampleur. Selon elle, le confinement a joué un peu le rôle de l’élément déclencheur qui les a ensuite poussés finalement à venir consulter un psychologue. « Au sujet de la pandémie, j’ai remarqué que celle-ci a été un vrai défi psychologique pour de nombreux patients, en particulier ceux qui avaient entamé une thérapie avant le confinement. Cependant, ils ont effectué un travail personnel et c’est cela qui a pu les aider à conserver une bonne santé mentale. Au final, de cette situation négative, il y a eu pas mal de choses positives, » renchérit la professionnelle de santé.

Quels sont les patients qui sont venus la consulter lors du déconfinement ? Avant de répondre à cette question, Manon Luigi avoue qu’elle trouve dommage que des personnes viennent la consulter uniquement quand ils se sentent mal dans leur peau ou encore d’attendre d’avoir un grand nombre de symptômes.

« Dans le cas du confinement, ce dernier a un petit peu accéléré les choses, car certaines personnes avaient déjà des problèmes et des souffrances, surtout par rapport à la vie quotidienne. Je constate que de nombreuses personnes camouflent souvent leur santé mentale à cause du travail, leurs occupations et leur entourage. Pendant le confinement, elles se sont retrouvées seules avec soi et en face de leurs souffrances en se disant que c’est le moment de s’en occuper, d’où le recours à un psychologue, » indique-t-elle.

Le confinement ? Est-ce un élément déclencheur pour ne pas banaliser le côté psychologique ?

L’aspect positif avec le confinement est que certains parents ont décidé de faire consulter leurs enfants qui se sont retrouvés face à eux durant le confinement. « Il y a eu aussi beaucoup de patients qui sont arrivés avec les questions suivantes : je ne sais pas si c’est vraiment ça que je vais faire de ma vie, je ne sais pas si c’est vraiment ce métier-là que j’ai envie de faire, je ne sais pas si j’ai vraiment envie d’être avec cette personne en couple ou encore je ne sais pas si ma vie ressemble à ça finalement. Il y a eu donc une remise en question conséquente pendant le confinement et plus de recul aussi. Je trouve cela justement très intéressant et constructif », soutient la psychologue.

Toutefois, elle fait ressortir que ce n’est pas tout le monde qui a utilisé le confinement à bon escient. En effet, de nombreuses personnes sont restées dans leurs schémas et ne se sont pas remises en question ou ont pris du recul pour voir les choses différemment. Pas uniquement au niveau psychologique, mais sur divers aspects également, dont la politique et la nature, entre autres.

Est-ce difficile de casser la routine ?

« Il est vrai qu’il y a eu des personnes qui se sont accrochées à leur routine et à leurs habitudes, car elles sont fragiles au niveau psychologique. D’ailleurs, dès qu’il y a un petit changement au niveau environnemental autour d’eux, là il y a tout de suite un déséquilibre et leurs souffrances peuvent ressurgir très rapidement », explique Manon Luigi. Celle-ci souligne que le confinement a tout changé du jour au lendemain et c’est le cas pour les habitudes des gens.

« On a dû recréer de nouvelles routines. Il y a eu des personnes qui ont réussi à le faire correctement, tandis que d’autres non. Cette deuxième catégorie de personnes est restée perdue parce que justement il y a eu une grosse fragilité. Cependant, il y a eu pas mal de personnes qui ont utilisé des ressources positives pour braver de façon constructive le confinement, » dit-elle. Par rapport à la charge mentale augmentée des femmes, surtout les mères de famille qui ont eu un bouleversement de leurs activités quotidiennes durant le confinement, la psychologue indique qu’elle relève des foyers, qu’il n’y a pas eu beaucoup de communication.

« Elles n’ont pas retrouvé un équilibre face à ce déséquilibre pour en trouver un autre. Par exemple, il n’y a pas eu un échange dans le respect de cette personne qui s’est retrouvée avec cette lourde charge mentale. Je dirais qu’il n’y a eu pas que les femmes qui se sont retrouvées dans une telle situation, mais également des hommes, » conclut Manon Luigi.

« Psychologie – À vos questions » sur Radio Plus

C’est le rendez-vous bien-être de la semaine. Chaque mercredi, Caroline anime l’émission « Psychologie – À vos questions » sur Radio Plus de 12h30 à 13h avec la collaboration de la psychologue Manon Luigi.

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