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L’isolement social pourrait produire un effet durable sur la santé mentale des enfants et des adolescents

Une méta-analyse réalisée par des chercheurs anglais a évalué l’impact de l’isolement social sur des jeunes âgés de 4 à 21 ans. D’après les résultats, les jeunes confrontés à la solitude pendant trop longtemps seraient trois fois plus susceptibles de développer une dépression dans les années à venir.

Après cette longue période de confinement, les experts en santé mentale ont été nombreux à tirer la sonnette d’alarme sur les effets psychiques négatifs à long terme provoqués par la crise sanitaire Covid-19. Mais qu’en est-il des enfants et des adolescents ?

Une méta-analyse réalisée par des chercheurs anglais de l’université de Bath a passé en revue plus de 80 études publiées entre le 1er janvier 1946 et le 29 mars 2020, afin d’évaluer l’impact de l’isolement social sur la santé mentale des jeunes âgés de 4 à 21 ans.

Publiée le 1er juin dans le Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry, la publication cite une soixantaine de recherches mettant en évidence une association entre la solitude et un risque accru de problèmes de santé mentale chez les jeunes.

“Il est également prouvé que la durée de la solitude pourrait être plus importante que son intensité pour augmenter le risque de dépression future chez les jeunes”, notent les chercheurs.

Selon l’étude, les jeunes qui se sentent seuls pourraient être trois fois plus susceptibles de développer une dépression à l’avenir et l’impact de la solitude sur la santé mentale pourrait s’étendre sur une période de dix ans.

“D’après notre analyse, il est clair qu’il existe de fortes associations entre la solitude et la dépression chez les jeunes, tant dans l’immédiat qu’à plus long terme. Nous savons que cet effet peut parfois être retardé, ce qui signifie qu’il faut parfois jusqu’à 10 ans pour évaluer réellement l’ampleur de l’impact sur la santé mentale que la crise du Covid-19 a créé”, estime Maria Loades, psychologue clinicienne du département de psychologie de l’université de Bath qui a dirigé les travaux.

A la lumière de ces résultats, la chercheuse suggère d’aider les enfants à retrouver une vie sociale notamment par le biais du retour à l’école, qui a démarré cette semaine en Angleterre. “Nous devons donner la priorité à l’importance du jeu pour les aider à renouer avec leurs amis et à s’adapter après cette intense période d’isolement”, estime la psychologue. – AFP

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