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Saloni Gougon : vivre avec le diabète sans tabou

Vivre avec le diabète n’est pas une fatalité. C’est ce que veut faire comprendre Saloni Gougon, 21 ans et qui vit avec le diabète depuis onze ans. C’est à l’âge de 10 ans que Saloni découvre qu’elle est diabétique. Depuis, la jeune fille s’est adaptée à cette nouvelle vie.

« On peut avoir une vie tout à fait normale si on sait gérer sa maladie », avoue-t-elle.

À 21 ans, il y a les sorties avec les amis, les anniversaires et les fêtes, et Saloni n’en rate pas une, car elle s’est accoutumée à sa maladie et s’est conditionnée. « Avec le temps, on finit par s’habituer et à vivre plus à l’aise avec sa maladie », raconte-t-elle. Aujourd’hui, elle est étudiante à l’université de Technologie, où elle fait un degré en Health & Safety Management.

Son but : éduquer son entourage sur la maladie. « Je vis avec le diabète sans tabou. Je n’ai pas honte d’en parler, car je pense qu’à travers mon histoire, les gens pourront mieux comprendre la maladie », avoue-t-elle. D’ailleurs, une fois à l’université, elle a tenu à informer les jeunes de sa classe et, surtout, les a indiqués comment venir en aide à un diabétique en cas de problème. « Avec le temps, mes amis ont appris à utiliser un glucomètre et ce qu’il faut faire si jamais j’ai un problème de glycémie », ajoute-t-elle.

Saloni Gougon a le diabète de Type 1 et son plus grand challenge est de faire comprendre à son entourage la différence entre les deux types de diabète. « À plusieurs reprises, les gens me disent si j’ai eu le diabète, c’est parce que j’ai mangé trop sucré. De nombreux Mauriciens ne savent pas ce qu’est le diabète de Type 1. Une campagne d’éducation sur la maladie destinée aux non-diabétiques est plus que nécessaire parce que leurs regards peuvent être très frustrants », estime la jeune femme.

Pourtant enfant, elle ne savait pas de quoi elle souffrait. C’est à 10 ans qu’elle découvre sa maladie quand sa grand-mère l’emmène à l’hôpital pour consulter, car elle avait plusieurs symptômes. « Les premières années étaient très dures. Personne ne le savait parce que c’était un sujet encore tabou et ma grand-mère ne voulait pas que les gens soient au courant de ma situation. Ce n’est que quatre ans plus tard que quelqu’un de l’hôpital m’a conseillé d’aller voir une association de soutien aux diabétiques pour être suivie de plus près », indique-t-elle.

Saloni Gougon se rappelle encore des jours difficiles au collège. Certains de ses enseignants l’empêchaient de faire du sport alors qu’elle était passionnée. « J’ai par la suite changé de collège et j’ai commencé à faire du sport où je me suis classée première dans certaines disciplines aux Sports Days du collège. La vie ne s’arrête pas avec le diabète. Il faut pouvoir continuer à faire ce qu’on aime tout en ayant une bonne hygiène de vie de vie et une discipline pour suivre de près son état de santé », fait-elle comprendre.

Dynamique et motivée, elle compte poursuivre ses études et enchaîner avec une maîtrise pour travailler, et aussi s’impliquer également dans la sensibilisation des Mauriciens sur le diabète.

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