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Mieux comprendre les facteurs de risques pour prévenir la maladie

Quels sont les signes d’un accident vasculaire cérébral ? Comment réagir ? Autant de questions que les Mauriciens se posent quand on parle d’un AVC qui est la troisième cause de mortalité dans le monde.

La journée mondiale de l’AVC a été commémorée le lundi 29 octobre. À cette occasion, le Dr Dominique Lam, neurologue de l’hôpital Wellkin nous éclaire sur le sujet.

Le Dr Dominique Lam, neurologue de l’hôpital Wellkin.

Qu’est-ce qu’un AVC ?

Un accident vasculaire cérébral (stroke en anglais) est aussi connu comme  infarctus cérébral ou thrombose cérébrale. Un AVC peut être de deux types : hémorragique et ischémique. Dans le cas d’un AVC ischémique, une artère est obstruée, ce qui provoque un manque d’irrigation au niveau du cerveau. Un AVC hémorragique survient quand il y a une artère qui se rupture et à ce moment-là, il y a un saignement dans la tête.

Un AVC est une maladie très sérieuse, parce que c’est la première cause des handicaps physiques à long terme et c’est la troisième cause de mortalité au niveau mondial. Les patients peuvent se retrouver handicapés, n’arrivent pas à se mobiliser et nécessitent des soins quotidiens.

Dans le cas d’un AVC, la personne ne peut pas reprendre le travail et va nécessiter une aide constante d’une tierce personne. La rééducation est longue parce qu’il faut une prise en charge multidisciplinaire, comme la physiothérapie, le « speech therapy » ou encore l’ergothérapie. Toute cette structure peut coûter très cher.

Quels sont les facteurs qui peuvent entrainer un AVC ?

Il y a de multiples facteurs à risque et ils sont bien connus. On voit de plus en plus d’AVC chez les jeunes personnes.  Les personnes à risque sont celles qui n’ont pas une bonne hygiène de vie, celles qui souffrent d’hypertension artérielle, de diabète, ont un taux de cholestérol élevé, les fumeurs et les obèses qui ne font pas assez de sport. Bien sûr, il y a d’autres risques, comme les maladies cardiaques et une arythmie du cœur qu’on appelle fibrillation auriculaire.

Cela peut créer une embolie cérébrale. Il y a aussi des maladies sanguines où le sang est épais et a tendance à se coaguler provoquant un AVC. Il y a également d’autres causes un peu plus rares où des médicaments peuvent causer un AVC, par exemple la pilule contraceptive.

Quels sont les symptômes d’un AVC ?

Elles sont multiples et dépendent de la partie affectée du cerveau. Cela peut aller d’une paralysie d’une partie du corps, d’une perte de sensibilité ou des engourdissements dans une partie du corps. On peut aussi avoir des troubles de la parole, des troubles visuels, des vertiges, des maux de tête et une perte de connaissance.

Quels réflexes à adopter en cas de suspicion d’un AVC ?

En cas de suspicion, il faut agir très vite. Plus le temps passe, plus il y aura des dégâts dans le cerveau. Normalement dans le cerveau, il y a 100 milliards de neurones et chaque minute qui passe, il y a environ 1.8 million de cellules nerveuses qui meurent. Donc, il faut emmener la personne affectée dans un établissement de santé ayant toutes les structures appropriées le plus rapidement possible. Là, toutes les investigations seront effectuées.

Si le malade arrive dans le délai préconisé, c’est-à-dire dans les quatre heures et demie qui suivent l’apparition des symptômes, on peut thrombolyser la personne. Cela consiste à donner un médicament pour faire fondre le caillot sanguin pour empêcher que les dégâts s’aggravent.  Il faut agir VITE, FAST en anglais qui représente F = Face (asymétrie de la face), A = Arm (faiblesse au bras), S = Slurred Speech (Trouble de la parole) et T = Time (Time is Brain).

Quels sont les traitements pour un AVC ?

Dès l’arrivée du patient à l’hôpital ou la clinique, l’examen et les investigations, qui comprennent une prise de sang et un scanner cérébral, doivent être réalisés rapidement.   Normalement, cela ne dure pas plus de 45 minutes et si on arrive à dissoudre le caillot, la personne peut récupérer.  Si les bons gestes sont accomplis rapidement, il y a 30% d’amélioration, dans la moyenne, chez les patients qui bénéficient de ce genre de traitement. Plus on tarde, plus les dégâts seront définitifs.

Les patients peuvent développer des complications, comme une infection ou encore des troubles de la déglutition. Dans ce cas, un traitement adéquat sera mis en place par le médecin. Un suivi constant du cœur, du diabète et de l’hypertension doit être effectué.

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