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Maladies transmises des animaux à l’être humain : l’ONU appelle à prévenir la prochaine pandémie

Alors que la pandémie de COVID-19 continue de tuer et de perturber les économies à travers le monde, un nouveau rapport avertit que de nouvelles flambées apparaîtront à moins que les gouvernements ne prennent des mesures pour empêcher d’autres maladies zoonotiques de pénétrer dans la population humaine.

Le rapport, intitulé Prévenir la prochaine pandémie : les zoonoses et comment briser la chaîne de transmission, est un effort conjoint du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et de l’Institut international de recherche sur l’élevage (ILRI).

Une maladie zoonotique, ou zoonose, est une maladie qui est passée dans la population humaine à partir d’une source animale. La COVID-19, qui a déjà causé plus d’un demi-million de morts dans le monde, provient très probablement de chauves-souris. Mais la COVID-19 n’est que la dernière en date d’un nombre croissant de zoonoses – dont Ebola, MERS, la fièvre du Nil occidental et la fièvre de la vallée du Rift – dont la propagation des animaux aux populations humaines a été intensifiée par les pressions exercées par les êtres humains sur leur environnement.

Le rapport identifie sept tendances à l’origine de l’émergence croissante de maladies zoonotiques, notamment une demande accrue de protéines animales; une augmentation de l’agriculture intensive et non durable; l’utilisation et l’exploitation accrues de la faune; et la crise climatique.

L’Afrique en particulier, qui a connu et répondu à un certain nombre d’épidémies zoonotiques, y compris les plus récentes comme Ebola, pourrait être une source de solutions importantes pour éviter les flambées futures.

« La science est claire : si nous continuons à exploiter la faune et à détruire nos écosystèmes, nous pouvons nous attendre à voir un flux constant de ces maladies passer des animaux aux humains dans les années à venir », a déclaré Inger Andersen, Directrice exécutive du PNUE. « Pour prévenir de futures épidémies, nous devons devenir beaucoup plus conscients de la protection de notre environnement naturel ».

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a noté pour sa part que le coût de ces maladies est élevé. « Selon le Fonds monétaire international, la pandémie de COVID-19 devrait coûter à l’économie mondiale 9.000 milliards de dollars au cours des deux prochaines années », a-t-il dit dans un message publié lundi.

Chaque année, quelque deux millions de personnes, principalement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, meurent de zoonoses négligées. Ces flambées peuvent aussi provoquer de graves maladies, des décès et des pertes de productivité parmi les populations de bétail dans le monde en développement, un problème majeur qui maintient des centaines de millions de petits agriculteurs dans une pauvreté extrême.

Les pays africains ont la possibilité de diriger les efforts de prévention

Les maladies zoonotiques sont en augmentation partout sur la planète, et les pays africains – dont un certain nombre ont réussi à gérer des épidémies zoonotiques mortelles – ont le potentiel de tirer parti de cette expérience pour lutter contre les épidémies futures grâce à des approches intégrant la santé humaine, animale et environnementale, selon le rapport.

Le continent abrite une grande partie des forêts tropicales intactes et autres terres sauvages du monde. L’Afrique abrite également la population humaine qui croît le plus rapidement au monde, ce qui entraîne une augmentation des rencontres entre le bétail et la faune et, à son tour, le risque de maladies zoonotiques.

« La situation sur le continent est aujourd’hui mûre pour intensifier les zoonoses existantes et faciliter l’émergence et la propagation de nouvelles », a déclaré le Directeur général de l’ILRI, Jimmy Smith. « Mais avec leurs expériences avec Ebola et d’autres maladies émergentes, les pays africains montrent des façons proactives de gérer les épidémies. Ils mettent en oeuvre, par exemple, de nouvelles approches basées sur les risques plutôt que sur des règles pour lutter contre les maladies et qui sont les mieux adaptées aux environnements pauvres en ressources ».

(Source : ONU Info)

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