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Flore intestinale : souvent oubliée et pourtant si essentielle

Notre microbiote, ou flore intestinale, se niche dans nos intestins. Il regroupe 100 000 milliards de micro-organismes qui vivent naturellement en équilibre. Le microbiote se crée à la naissance, d’où l’importance de faire des accouchements par voie basse où le bébé est en contact avec les bactéries de la mère, fabriquant ainsi sa propre flore intestinale.

Dans notre monde aseptisé, nous avons peur des bactéries. Pourtant, certaines sont primordiales à la vie. Le microbiote est donc essentiel au bon fonctionnement de notre organisme. C’est ce qu’affirme la nutritionniste Diane Desmarais.

Selon elle, cet écosystème dans nos intestins abrite 80 % des cellules immunitaires. C’est d’ailleurs notre premier bouclier contre la maladie. « Par différents mécanismes, il neutralise les pathogènes. Il réduit aussi les réactions allergiques, contribuant à l’équilibre du système immunitaire. Il agit dans la digestion des fibres, des acides aminés (protéines) et de lactose, de même que dans l’absorption des vitamines », ajoute la nutrionniste.
Elle souligne que si le microbiote s’affaiblit ou si ses micro-organismes sont en déséquilibre (c’est-à-dire, si un type de bactéries est plus nombreux qu’un autre), le système digestif est altéré. Cela peut entraîner des gaz, des ballonnements, de la constipation, l’halitose, le syndrome du côlon irritable, la maladie de Crohn, le cancer colorectal. Ce déséquilibre est surnommé dysbiose.

« De plus, le système immunitaire s’affaiblit. On tombe donc plus souvent malade, car on résiste moins aux virus et aux bactéries nocives extérieures. En parallèle, on développe, au fil du temps, des allergies ou des intolérances à toutes sortes d’aliments. On parle dans ce cas d’hyperperméabilité intestinale. Les parois intestinales sont faibles et poreuses. Les molécules non digérées passent dans le sang et créent une réaction. »

Les facteurs altérant l’équilibre de la flore

Diane Desmarais précise que de nombreuses études proposent un lien entre l’état de la flore intestinale et le diabète de type 2, l’obésité, la fatigue chronique, les troubles du comportement ou les inflammations. « Ces complications peuvent provoquer des problèmes cardio-vasculaires et certains dysfonctionnements chroniques du cerveau. Logique, en effet, qu’un microbiote en mauvaise forme n’aide plus à l’absorption et à la digestion de nutriments, et que par conséquent, les carences causées mènent au dysfonctionnement de l’organisme et à la maladie. »

Pour commencer, le sucre (sucrose/saccarose) en excès, les processed foods, l’alcool, la cigarette, les aliments industriels et les fast-foods. Car les aliments crus, non altérés, ou fermentés, sont d’excellentes sources de « nourriture » pour le microbiote. La cuisson excessive et la transformation des aliments détruisent leur valeur nutritive.

Le stress chronique affaiblit le microbiote. Le temps a aussi un effet sur lui. Ce qui explique pourquoi les personnes âgées ont une flore intestinale plus fragile. Ce que la nutrionniste préconise c’est une alimentation saine, avec des plats faits maison, une cuisson attentive des aliments, des aliments crus bio et fermentés comme le kombucha, le yaourt nature, la choucroute maison et le pain au levain.

Une bonne hydratation, du sport, suffisamment de sommeil, ainsi que des cures régulières de probiotiques de bonne qualité sont les gestes qui protègent le microbiote. Quand on veut aller mieux, il est donc primordial de tenir compte de l’équilibre de notre microbiote.

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