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Diabète : l’insuline au compte-goutte dans les hôpitaux selon les patients

Ça fait plusieurs semaines que Valentina Ramos, 43 ans, fait le va-et-vient entre son domicile et l’hôpital Victoria pour avoir son insuline. Diabétique depuis 25 ans, elle peine à avoir la quantité d’insuline pour gérer sa maladie.

« En temps normal, on a notre insuline pour un mois et là en cette période de confinement, ils nous demandent de venir chaque semaine. Cela ne concerne pas que moi. Deux autres membres de ma famille sont diabétiques et il y a les autres diabétiques de l’île qui se retrouvent dans des situations compliquées », explique-t-elle.

Pour faire face à cette pénurie au niveau de l’hôpital, elle s’est tournée vers les pharmacies, mais là aussi, sans plus de succès. « On a dû faire le tour des pharmacies pour l’approvisionnement. Mais quand on arrive à s’en procurer il faut toujours un budget, car un stylo coûte environ Rs 400 », note Valentina Ramos.

Idem pour Nicol Pointu, 69 ans qui s’inquiète pour les jours à venir. « On m’a dit de venir à l’hôpital pour repasser devant un médecin généraliste afin d’avoir une prescription. Cela n’a pas de sens sachant qu’on est plus vulnérables et qu’on s’expose davantage au Covid-19 à l’hôpital », explique-t-il.

Cependant, au niveau du ministère de la Santé, Sharma Ramphul, le Pharmacy Director estime qu’il n’y a pas de pénurie : « On a une insuline conventionnelle. Et, on a une cargaison attendue en avril. En attendant, s’il y a un manque, les médecins peuvent opter pour un ajustement et mettre leurs patients sur une insuline conventionnelle qui est disponible », indique-t-il.

Pour Didier Jean-Pierre, le vice-président de l’association T1 Diams, « on a eu, dit-il, plusieurs plaintes à ce sujet et on est en contact permanent avec le ministère. Au niveau de l’association, on a fait un stock d’insuline avec nos fournisseurs et on essaie d’aider dans la mesure du possible », explique-t-il.

Toutefois, la Communication Officer de T1 Diams précise qu’un traitement ne peut être changé du jour au lendemain. « Cela demande une hospitalisation pour savoir comment réagit le patient. Et, surtout, le patient doit aussi s’adapter à un nouveau mode de vie car chaque traitement n’est pas le même », fait-elle comprendre.

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