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Journée mondiale : L’hygiène menstruelle, un droit fondamental

En ce 28 mai, on observe la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle. Le but est de briser les tabous autour des règles, combattre la précarité menstruelle et permettre aux femmes d’avoir accès à des protections hygiéniques pendant ses règles. The Ripple Project, un mouvement local, en a fait sa mission.

Jean Stewelderson Casimir, membre de The Ripple Project, indique que la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle est destinée à servir de plateforme pour réunir les personnes, les organisations, les entreprises sociales et les médias. Afin de faire entendre une voix unie et forte à travers le monde et briser le silence sur la gestion de l’hygiène menstruelle.

Jean Stewelderson Casimir explique : « Les objectifs sont : expliquer les défis et les difficultés auxquels de nombreuses femmes sont confrontées en période des règles, mettre en évidence les effets positifs des solutions innovantes prises pour relever ces défis, catalyser la croissance du mouvement mondial qui reconnaît et défend les droits des femmes et construire des partenariats entre ces organismes sur le plan national et local, s’engager dans le dialogue politique et plaider activement pour l’intégration de la gestion de l’hygiène menstruelle dans les politiques mondiale, nationale et locale de développement des programmes et des projets et créer un événement pour les médias, y compris les réseaux sociaux. »

The Ripple Project est un mouvement mis en place en 2016.

Il constante qu’à Maurice, le sujet de la menstruation est perçue comme un tabou voire un mot interdit. « Force est de constater que les Mauriciens ont toujours du mal à aborder le sujet sans pour autant blâmer ou juger la situation dans un point de vue générale. Une gestion de l’hygiène menstruelle (MHM pour Menstrual Hygiene Management) appropriée est définie comme suit : Les femmes et les adolescentes ont accès à des produits propres pour absorber ou recueillir le sang menstruel, et ces dispositifs peuvent être changés en toute intimité aussi souvent que nécessaire pour toute la durée de la menstruation. »Une gestion de l’hygiène menstruelle comprend également l’utilisation de l’eau et du savon pour laver le corps, aussi souvent que nécessaire ; et l’accès à des installations pour utiliser et gérer les dispositifs de flux menstruel.

« Afin de promouvoir l’hygiène menstruelle à Maurice, il faut d’abord en parler autour de soi car malheureusement on ne peut pas parler d’action pour promouvoir l’hygiène menstruelle si une partie de la population éprouve toujours du mal à en parler autour d’eux, ajoute Jean Stewelderson Casimir. Avant tout, il faudrait mettre l’emphase sur l’idée de rendre ce sujet moins tabou dans la société et par la suite, nous pourrons mieux nous pencher sur les mesures à prendre pour promouvoir l’hygiène menstruelle. »

Jean Stewelderson Casimir, membre de The Ripple Project.

Il rappelle que The Ripple Project est un mouvement mis en place en 2016 par Djemillah Mourade Peerbux, journaliste. The Ripple Project se veut une main tendue aux femmes dans le besoin. « Chaque action compte. L’une d’elles vise à trouver des produits hygiéniques pour les femmes dans le besoin. Cette idée est venue lors d’une rencontre, en décembre dernier, avec une autre journaliste qui est aussi engagée pour la cause féminine. Depuis le lancement du projet, on a eu un très bon retour du public. Les gens nous ont donné de nombreux produits, incluant des shampooings, savons, déodorants, serviettes hygiéniques et brosses à dents, entre autres. Nous n’acceptons pas d’argent. On souhaite une démarche citoyenne de chaque personne qui veut contribuer. »

L’hygiène menstruelle n’est pas une affaire de femmes uniquement. « L’hygiène menstruelle est un sujet ou une situation qui sera vécu par un homme et une femme dans un couple. Il faudrait déjà que les deux parties arrivent à communiquer sans tabou autour de ce sujet pour qu’à l’avenir, les hommes n’aient plus cette image sale de la femme qui saigne tous le mois. Cela aidera aussi à ce que certains hommes, je dis bien certains, n’éprouvent aucune honte à acheter des serviettes hygiéniques ou de marcher avec dans les rues. »

La parole aux Period Ambassadors

Libérer les tabous liés à l’hygiène menstruelle. C’est le but de la campagne du mouvement The Ripple Project. Ce projet vise à collecter des produits hygiéniques qui sont ensuite redistribués dans les centres de réhabilitation et les associations. En s’engageant dans cette campagne les « period ambassadors » deviennent les ambassadeurs des victimes de ces tabous et de la précarité. Ils devront se photographier avec un message pour briser les tabous autour des règles et le partager sur la page Facebook de The Ripple Project. Cette campagne, lancée pour la première fois, donnera suite à une série d’activités.

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