Hygiène de vieSliderSommeil

En confinement, plus de sommeil mais de moins bonne qualité (étude)

Des chercheurs suisses ont montré que de nombreuses personnes confinées avaient dormi plus longtemps en moyenne chaque nuit entre mars et avril, mais que leur qualité de sommeil avait été moins bonne.

Pour cette étude, une équipe de l’université de Bâle et de l’hôpital psychiatrique de la même université a interrogé 435 adultes résidant en Autriche, en Allemagne et en Suisse sur leurs rythmes de sommeil pendant la phase de confinement la plus stricte due au Covid-19, c’est-à-dire pendant six semaines entre la mi-mars et la fin avril.

Les réponses à ce sondage, qui ont été publiées dans la revue scientifique Current Biology, ont montré que 75% des participants rapportaient avoir dormi en moyenne 50 minutes de plus chaque nuit pendant le confinement.

Les chercheurs précisent que de nombreux troubles du sommeil sont dus à la vie moderne, à nos engagements professionnels et sociaux qui interfèrent avec nos cycles de sommeil et notre horloge interne. De plus, comme nos horaires de coucher et de lever diffèrent le week-end, cela peut entraîner un décalage entre les jours travaillés et chômés.

Comme 85% des personnes interrogées étaient en télétravail pendant cette période de confinement, les chercheurs ont expliqué en partie un sommeil rallongé du fait que les personnes ne perdaient plus de temps dans les transports pour se rendre au travail.

“Cela laisse penser que les rythmes de sommeil et d’éveil des personnes suivies étaient guidés par des signaux de l’horloge interne plutôt que les rythmes imposés par la société”, a noté la psychologue Christine Blume.

En revanche, même si les participants rapportaient dormir plus longtemps, ils ont cependant expliqué que la qualité de leur sommeil s’était détériorée. Le Dr. Blume ajoute que cela n’a rien de surprenant, car la situation était nouvelle et très stressante à de nombreux niveaux, entraînant des inquiétudes financières, de santé et de garde d’enfant au quotidien.

La chercheuse ajoute que les résultats de cette étude montrent que “l’activité physique en extérieur pourrait contrebalancer la détérioration de la qualité de sommeil”. Le professeur Blume a par ailleurs précisé que des horaires de travail plus flexibles et l’absence de déplacements professionnels pourraient avoir de nombreux effets positifs, notamment en nous permettant de dormir plus.

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