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Le stress pourrait réduire les chances de concevoir

De nouvelles recherches américaines ont montré qu’un niveau élevé de stress pouvait réduire la fertilité féminine, mais cette association ne serait pas avérée pour les hommes.

Pour cette étude publiée dans l’American Journal of Epidemiology des chercheurs de la Boston University School of Public Health (BUSPH) ont rassemblé des données émanant de la Pregnancy Study Online (PRESTO), une étude toujours en cours qui suit des couples américains et canadiens pendant 12 mois ou jusqu’à la grossesse.

Les scientifiques ont suivi 4.769 femmes âgées de 21 à 45 ans, et 1.272 hommes de plus de 21 ans. Aucun sujet n’avait d’antécédents familiaux d’infertilité et aucun avait essayé de concevoir pendant plus de six cycles menstruels.

Ils ont mesuré le stress des participants en utilisant un test en 10 étapes d’évaluation du stress perçu, ce test avait été conçu pour évaluer le caractère imprévisible de la vie ressenti par les sujets. Plus le score final était élevé, plus les participants percevaient du stress.

Il ressort que les niveaux les plus élevés de stress étaient associés à une chance plus faible de conception chez les sujets féminins. Mais il n’existait pas d’association entre le score des hommes à ce test et leurs chances de concevoir.

Les scores étaient plus élevés chez les femmes, d’un point en moyenne, que chez les hommes en début d’étude.

Les femmes qui enregistraient des scores d’au moins 25 voyaient leurs chance de concevoir baisser de 13% par rapport aux femmes qui affichaient un score inférieur à 10. Le lien était encore plus fort chez les femmes de moins de 35 ans et chez celles qui avaient tenté de concevoir depuis deux cycles menstruels avant de rejoindre l’étude PRESTO que chez les femmes qui avaient essayé de tomber enceinte pendant au moins trois cycles avant d’être recrutées.

Si un degré plus élevé de stress peut causer une baisse des chances de conception, les chercheurs suggèrent qu’une petite proportion de cette association pourrait être due à une baisse de la fréquence des rapports sexuels et à une augmentation de l’irrégularité du cycle menstruel.

“Bien que cette étude ne prouve pas de manière définitive que le stress cause l’infertilité, elle fournit des preuves qui vont dans le sens de l’intégration des soins ayant trait à la santé mentale dans les conseils aux couples voulant concevoir”, a noté Amelia Wesselink, en charge de cette étude.

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