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87% des enfants regardent trop les écrans avant de dormir (étude)

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Pour un enfant, une bonne nuit de sommeil permet de favoriser l’apprentissage, gérer ses émotions et améliore sa croissance. Pourtant, selon une étude publiée à l’occasion de la journée du sommeil, le temps de repos des bambins se réduit. En cause, les écrans trop présents après 17h.

Quelle place pour le sommeil dans les familles ? Selon l’enquête INSV/MGEN 2022, publiée à l’occasion de la 22ème journée du sommeil, la qualité du sommeil chez les parents et leur enfant est fortement liée. “Les parents présentent plus fréquemment un trouble du sommeil (56%, 66% dans le cas de familles monoparentales) lorsque leur enfant en a un”, constate l’étude. De même, lorsque les parents souffrent de trouble du sommeil, un tiers des enfants en souffre. Cela se caractérise par des cauchemars pour 7% d’entre eux et des ronflements, pour 6%.

Les écrans encore présents dans le rituel du coucher

Si les écrans peuvent altérer la qualité du sommeil, du sommeil et de l’endormissement, ils restent très présents dans les habitudes des petits avant d’aller dormir. L’enquête révèle au quotidien une “consommation massive d’écrans chez les enfants (87%) même très jeunes (66 % chez les petits de 6 mois à 3 ans)”. Au total, plus d’un enfant sur deux (55%) passe plus d’une heure sur les écrans.

“Ces données ne sont pas rassurantes car le lien entre l’exposition aux écrans après 17h dans la chambre et la dégradation de la qualité du sommeil avec risque d’apparition d’un syndrome d’hyperactivité chez l’enfant a en effet été mis en évidence”, juge la professeure Patricia Franco dans un communiqué.

Le temps du sommeil chez les enfants reste insuffisant. Ils “se couchent après 21 heures, 38% en semaine et 67 % le week-end, alors qu’ils ont tout au plus 10 ans”, constate Patricia Franco. Le risque est que le cycle de sommeil des enfants soit décalé, ce qui est le cas pour plus d’un enfant sur deux. De même, 45% des enfants de moins de 3 ans ont un rythme de sommeil irrégulier.

“On observe déjà un décalage de phase le week-end chez ces enfants. Ils se lèvent plus tard, se couchent plus tard en fin de semaine alors qu’à la différence des adolescents, cela ne correspond chez eux à aucun besoin physiologique”, regrette la professeure Patricia Franco.

Le sommeil, pour réguler ses émotions 

Le manque de sommeil a des effets néfastes sur la journée des enfants. Selon les résultats de l’enquête, 65% des parents reconnaissent l’impact du manque de sommeil sur l’attention de leur progéniture. Un parent sur deux note une difficulté d’apprentissage chez leur enfant. 48% des parents notent que lorsque l’enfant ne dort pas assez, il a plus de mal à réguler ses émotions, dont la colère (44%).

Pour améliorer la qualité du sommeil, “les parents doivent être considérés comme de vrais partenaires. Il faut soutenir leurs compétences”, explique Marie-Rose Moro, pédopsychiatre, directrice de La Maison de Solenn. Pour aider les parents dans le rituel du coucher, des ateliers d’informations sont disponibles sur centres du sommeil et associations.

*Enquête OpinionWay menée du 10 au 17 janvier 2022 auprès de 1015 personnes, âgées de 18 ans à 65 ans. Questionnaire auto-administré en ligne sur système CAWI et selon la méthode des quotas, au regard des critères de région et de CSP. Au sein de cet échantillon national représentatif des parents d’enfants entre 6 mois et 10 ans, 30% étaient âgés de moins de 35 ans et 70% de 35-64 ans.

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