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Le rhumatisme et les maladies associées en hausse à Maurice

Le rhumatisme ne peut être prévenu, mais il est possible d’agir sur les facteurs de risque afin de réduire les possibilités d’être touché par la maladie. C’est ce qu’a fait ressortir la doctoresse Aminah Fokeerbux-Dauhoo, rhumatologue à l’hôpital Dr A. G. Jeetoo. Elle était l’invitée de Caroline dans l’émission Allô docteur de Radio Plus.

111 615 patients se sont présentés pour la première fois à l’hôpital pour des traitements liés au rhumatisme et aux autres maladies associées, telles que l’arthrite ou les douleurs aux articulations, entre autres. La tendance est à la hausse, selon le Dr Aminah Fokeerbux-Dauhoo, rhumatologue à l’hôpital Dr A. G. Jeetoo. Cependant, elle affirme que ce type de problème peut être prévenu en ayant une alimentation saine et équilibrée et des activités physiques régulières et en évitant l’alcool et le tabac. Parmi les autres facteurs de risque, il y a le surpoids qui peut affecter particulièrement les genoux et les hanches. La doctoresse recommande aussi d’éviter ou de limiter la consommation des produits industrialisés, les ‘fast foods’ et les aliments qui contiennent des additifs ou colorants et de privilégier les fruits et les légumes et les aliments préparés à la maison.

Le rhumatisme est le terme global utilisé pour définir les différentes maladies inflammatoires auto-immunes : polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, spondylite ankylosante, l’arthrite associée à la psoriasis, l’arthrite associée aux inflammations des intestins, le lupus et la goutte. « Dans les maladies auto-immunes, les anticorps censés nous protéger contre les attaques extérieures s’attaquent à nos propres cellules et organes », a expliqué la rhumatologue. Les causes du rhumatisme ne sont pas définies mais il est attribué à un dérèglement immunitaire et chaque cas est spécifique, a-t-elle précisé.

Dans certains cas, le problème peut être une prédisposition génétique, mais il y a aussi le facteur hormonal, infectieux ou émotionnel. Il y a également des antécédents de maladies chroniques, a ajouté la spécialiste. « Chaque type de rhumatisme a un facteur de risque spécifique et, par exemple, la goutte est une maladie plutôt métabolique qui affecte les os par la suite. » Chez la femme enceinte, il y a un déchaînement hormonal durant la grossesse, a-t-elle précisé, mais si tout peut bien se passer pendant ce moment, la maladie risque de survenir après l’accouchement. La spécialiste a fait ressortir qu’il n’y a pas d’âge spécifique pour être atteint du rhumatisme. Même les enfants peuvent en être atteints. Il s’agit alors de l’arthrite juvénile idiopathique. Le rhumatisme ou les autres maladies associées peuvent aussi affecter dans la tranche des 30-50 ans mais aussi tardivement, soit entre 60 et 70 ans avec l’arthrite ou l’arthrose.

Le Dr Fokeerbux-Dauhoo a fait ressortir qu’il est important de consulter rapidement un médecin dès qu’on commence à avoir des douleurs chroniques qui peuvent durer entre six semaines et deux mois. Particulièrement si les symptômes surviennent le matin avec de fortes douleurs dans les joints qui semblent être rouillés ou si on note des enflures ou des gonflements au niveau des articulations, engendrant ainsi des difficultés à faire des mouvements.

Le diagnostic du rhumatisme se fait cliniquement en fonction des symptômes du patient. Cela permet aussi de déterminer le type de rhumatisme dont souffre le patient. Une prise de sang est aussi effectuée à des fins d’analyses pour un bilan hématologique. Même si le test est négatif, un suivi est requis pour voir l’évolution des symptômes. « Le plus important, c’est de voir les anticorps qui vont confirmer la présence de rhumatisme, car chaque forme de rhumatisme comporte des anticorps spécifiques qui peuvent indiquer l’agressivité de la maladie », a indiqué la doctoresse. « Une personne atteinte de rhumatisme ou d’une maladie associée doit avoir un bon suivi médical afin d’empêcher la destruction du cartilage qui peut mener à des handicaps assez sévères », conseille Dr Fokeerbux-Dauhoo.

Traitements

Au départ, le traitement contre le rhumatisme et les maladies associées sont médicamenteux afin de soulager la douleur des patients. Il consiste en l’administration des anti-inflammatoires et des antalgiques. Viennent ensuite des médicaments anti-rhumatisme qui sont des traitements de fond. Ils ne soulagent pas la douleur instantanément, ils agissent dans le long terme à condition de les prendre régulièrement. Le rhumatisme peut aussi être soigné à travers des exercices et l’encadrement de physiothérapeutes et autres ergothérapeutes, de même qu’avec l’aquathérapie. Ces traitements, surtout complémentaires au début de la maladie préservent les articulations. Dans le cas de la rééducation fonctionnelle, ils aident aussi à prévenir les déformations et préserver l’autonomie du patient. D’après le Dr Fokeerbux-Dauhoo et, dans certains cas, les patients préfèrent rester immobiles dans les moments où la douleur est au plus fort. Ainsi, elle les exhorte à profiter de ces moments de répit pour faire des étirements.

Avancée technologique

Avec l’avancée de la technologie, il y a des médicaments plus efficaces contre les rhumatismes mais leurs effets sont plus rapides que les produits conventionnels disponibles dans le service public. Ces produits n’apportent pas la guérison mais un plus grand soulagement aux patients.

Plus de 100 000 patients en 2017

111 615 patients se sont présentés dans les centres du service de santé public pour des problèmes liés au rhumatisme ou les maladies associées. La tendance est à la hausse dans tous les hôpitaux, selon le Dr Fokeerbux-Dauhoo. Cela peut être dû au mode de vie, à la sédentarité ou à la consommation de légumes qui contiennent des résidus de pesticides parce qu’ils n’ont pas bien été lavés.

Types de rhumatismes

  • Polyarthrite rhumatoïde qui est une affection assez générale qui a tendance à toucher les articulations, à commencer par les plus petites : doigts, mains, poignées, etc. avant de se généraliser.
  • Spondylarthrite ankylosante qui affecte la colonne vertébrale. C’est une forme de rhumatisme négative. Cela comprend aussi la spondylite ankylosante, l’arthrite associée à la psoriasis et l’arthrite associée aux inflammations des intestins. Il y a aussi le lupus qui peut causer des douleurs.

Chaque forme de rhumatisme est douloureuse mais c’est la polyarthrite rhumatoïde qui est la plus fréquente à Maurice.

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