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Des douleurs à la poitrine peuvent annoncer une crise cardiaque

Si vous ressentez de fortes douleurs au thorax, il ne faut surtout pas les ignorer. Il se pourrait que ce soit les signes d’une crise cardiaque. C’est ce qu’a fait comprendre le Dr Oomesh Shamloll, cardiologue interventionnel à l’hôpital Dr A. G. Jeetoo. Dans ce cas, il conseille d’aller immédiatement à l’hôpital pour une rapide prise en charge médicale.

L’infarctus du myocarde ou crise cardiaque est fatal dans 50% des cas. En cas de crise donc, c’est seulement un patient sur deux qui arrive à temps à l’hôpital pour une prise en charge médicale. D’où l’importance de bien reconnaître ses symptômes. Il est important de mettre tous les atouts de son côté afin d’avoir moins de risques de se retrouver dans une telle situation. C’est ce que le Dr Shamloll a indiqué au micro de Caroline et Jean-Marie lors de l’émission Allô docteur de Radio Plus.

« Si une personne a de fortes douleurs à la poitrine et qui s’étendent aux épaules, mâchoire, main et dos, il y a de forts risques que ce soit un infarctus du myocarde, dit-il. Il faut alors la transporter tout de suite dans un centre de santé. » Selon les observations, il y a un rajeunissement des patients souffrant de crise cardiaque en raison de la cigarette, du diabète et de la malbouffe qui sont des facteurs à risque. C’est ce qui fait que de plus en plus de femmes en sont touchées alors qu’avant elles étaient « protégées » par le facteur hormonal.
Il faut savoir que la crise cardiaque est aussi héréditaire. « Si un membre de la famille a déjà eu une des maladies cardiovasculaires, les autres doivent prendre des précautions et les mesures qui s’imposent pour éviter de se retrouver dans la même situation », a fait comprendre le cardiologue interventionnel.

Prévenir vaut mieux que guérir

Afin de prévenir les maladies cardiovasculaires, il y a des facteurs modifiables sur lesquels n’importe qui peut intervenir. Le Dr Shamloll explique : « C’est-à-dire qu’on peut apporter des petits changements dans notre mode de vie pour prévenir les maladies cardiovasculaires, soit éviter la cigarette et l’alcool et contrôler son taux de glycémie si on est diabétique. Il faut privilégier une alimentation saine et équilibrée avec moins de sel, gras et sucre et faire une activité physique régulière. Actuellement seulement 25% de la population font des exercices continuellement. Il faut renverser la tendance. La majorité de la population devrait en pratiquer afin de diminuer le nombre de maladies cardiovasculaires à Maurice. Cela contribuerait à alléger le budget de la Santé par la même occasion. De plus, les exercices comme la marche de même que la méditation aident à combattre le stress. Le surpoids et l’obésité doivent être évités afin de diminuer le risque de développer une crise cardiaque. »

L’obésité infantile doit aussi être prévenue. « Auparavant, les enfants jouaient à l’extérieur de la maison alors que maintenant, ils sont collés à leur portable au lieu de s’adonner au sport et autres activités, déplore le cardiologue. « Nous avons une société sédentaire où on passe de moins en moins de temps en famille en raison de nos obligations professionnelles. » Selon lui, les enfants n’étant pas bien encadrés, sont souvent livrés à eux-mêmes. « Il faut développer la pratique du sport à Maurice et cela doit commencer depuis le plus jeune âge. »
Toutefois, ajoute le spécialiste, certains facteurs à risque de la crise cardiaque ne sont pas modifiables. Les hommes sont plus susceptibles de faire un infarctus du myocarde que les femmes. Après la ménopause, une femme a autant de risques qu’un homme. À savoir que les maladies cardiovasculaires sont responsables d’un tiers des décès dans le monde soit 18 millions chaque année.

Insuffisance cardiaque v/s crise cardiaque

À la différence de la crise cardiaque, l’insuffisance cardiaque peut être traitée et il y a peu de risques que le patient décède immédiatement. Cependant à la longue, une personne peut mourir des suites d’une insuffisance cardiaque ayant entraîné d’autres complications de santé. L’insuffisance cardiaque est une indication que le cœur ne fonctionne pas convenablement ou n’arrive pas à pomper le sang et le distribuer dans tout le corps.
En général ceux qui souffrent d’insuffisance cardiaque ne vont pas mourir tout de suite. Les signes de l’insuffisance cardiaque sont l’essoufflement que ce soit en marchant ou en montant les escaliers. Bien souvent, ces personnes se sentent mieux après un temps de repos. L’insuffisance cardiaque peut être traitée avec des médicaments mais sur la durée, une personne peut aussi décéder des suites de cette condition de santé.
Selon le Dr Shamloll, parmi les personnes à risque de souffrir d’une insuffisance cardiaque, il y a les usagers de drogue par voie intraveineuse. À travers leur seringue souillée, ils peuvent attraper une infection qui va d’abord affecter les artères et le cœur ultérieurement lorsque les valves sont endommagées.

La crise cardiaque, elle, provoque de fortes douleurs à la poitrine. Cela peut aller jusqu’aux épaules, dans la mâchoire, la main gauche et se répandre dans le dos. Quand on a ces symptômes il faut immédiatement aller à l’hôpital. En cas de crise cardiaque, il y a le risque que le patient décède sur le champ. L’infarctus du myocarde est donc très dangereux et dans 50% des cas, le patient n’a pas le temps d’arriver à l’hôpital et décède en peu de temps.

Maladies cardiovasculaires

Les maladies cardiovasculaires sont des maladies qui touchent le cœur et les vasculaires (vaisseaux, veines ou artères). Le cœur, étant l’organe principal et le moteur qui donne à chacun son souffle de vie et permet à chaque individu de faire toutes ses activités, doit être bien entretenu. Le cœur apporte du sang dans le corps et l’oxygène et la nourriture, sous forme de glucose qui donne de l’énergie, sont des carburants pour nos activités quotidiennes.

Diagnostic

En cas de douleurs à la poitrine, l’examen se fait par étapes selon les symptômes que présente le patient. Cela commence par l’historique du patient pour connaître ses antécédents médicaux et les facteurs de risques (cigarette, alcool, etc.). L’électrocardiogramme (ECG) détectera si le cœur fonctionne normalement. En cas de doute, une épreuve de force (stress test) est proposée et si nécessaire, on fait une échographie du cœur pour déceler s’il n’y a pas d’autres problèmes. Si tel est le cas, une angiographie est effectuée pour identifier la région précise qui est affectée afin de pouvoir placer un ressort (stent).

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