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Alzheimer : une maladie qui ne devrait pas être banalisée

La maladie de l’Alzheimer peut entraîner des troubles de comportement et des conséquences graves. C’est ce qu’a expliqué le Dr Mohamed Afzal Curimbacus, neurologue, qui exerce dans le privé. Selon lui, la maladie augmentera avec le vieillissement de la population et aussi la forte prévalence des maladies chroniques que sont le diabète et l’hypertension.

L’Alzheimer est la plus fréquente des démences. Avec le vieillissement de la population, le nombre de personnes atteintes de la maladie de l’Alzheimer va augmenter. Tel est l’avis du Dr Mohamed Afzal Curimbacus, neurologue, qui était l’invité de l’émission Allô docteur sur Radio Plus. De plus, avec la forte prévalence du diabète et de l’hypertension à Maurice, la hausse pourrait être plus conséquente, a-t-il souligné.
Maladie chronique dégénérative du cerveau, l’Alzheimer est l’une des conséquences du vieillissement qui survient dans 95 % des cas à partir de l’âge de 65 ans.

Perte de l’autonomie

Avec le vieillissement de la population à Maurice, comme dans le monde, il est donc attendu que le nombre de personnes atteintes de cette maladie augmentera. Car, selon les prévisions, les plus de 60 ans représenteront entre 20 et 25 % de la population. Mais dans certains cas (5 %), l’Alzheimer peut survenir plus tôt. C’est l’Alzheimer précoce ou atypique dont les signes peuvent se manifester avant l’âge de 50 ans.

Quand survient la maladie de l’Alzheimer, le néocortex et le lobe temporal sont affectés, ce qui engendre des troubles de mémoire. La personne atteinte de la maladie peut avoir des pertes de mémoire récente et répéter plusieurs fois les mêmes propos. À la longue, elle peut avoir des troubles de comportement ainsi que des problèmes d’orientation. Ce qui fait que ces personnes peuvent facilement se perdre en chemin où ne pas se souvenir du lieu où elles se trouvent. En perdant graduellement son autonomie, cela va affecter son fonctionnement dans la société.

Maladie handicapante

L’Alzheimer ne devrait pas être un sujet tabou ni un sujet sur lequel on peut plaisanter, a tenu à faire ressortir le neurologue. C’est une maladie sérieuse et progressive sur une échéance de quatre à huit ans et dont les symptômes évoluent selon le stade. Au tout début, cela peut être des pertes de mémoire sans de grandes conséquences. Mais au stade terminal, le malade doit est totalement dépendant jusqu’à mourir de la maladie au bout de 10 à 20 ans, a expliqué le Dr Curimbacus. « Avec la maladie de l’Alzheimer, le cerveau de la personne peut devenir comme une page blanche. Elle peut tout oublier de sa mémoire récente.» Au fur et à mesure, la maladie peut devenir handicapante pour le patient, mais aussi pour son entourage qui doit alors exercer une grande vigilance et être mieux encadré.

Selon le neurologue, il est dommage que les pertes de mémoire soient considérées comme étant normales et attribuées à l’âge à Maurice. «Ce n’est que lorsque surviennent les troubles de comportement et que la famille ne peut y faire face qu’elle fasse appel à des services pour se faire aider », a affirmé le spécialiste. Selon lui, la prise en charge de l’Alzheimer nécessite une approche multidisciplinaire: neurologue, psychiatre, psychologue, ergothérapeute entre autres. Le soutien de la famille est très important.

En guise de conclusion, le médecin rappelle que le patient doit rester dans un environnement qu’il connaît. Et ce, même si l’apport des activités que proposent les Day Care Centres peuvent être payantes. Le Dr Curimbacus a expliqué qu’une personne atteinte de l’Alzheimer ne devrait pas rester seule, mais elle doit socialiser avec les autres, être accompagnée pour ses sorties, participer à des activités récréatives et de loisirs. Elle doit aussi stimuler son cerveau à travers divers jeux ou la lecture.

Les facteurs

La maladie de l’Alzheimer est héréditaire, mais elle est aussi environnementale ou comportementale, comme le diabète et l’hypertension. Une personne qui a le diabète doit bien contrôler sa maladie pour éviter les maladies vasculaires. Idem pour celles qui souffrent de l’hypertension. La pratique de certains sports violents qui peuvent entraîner des traumatismes à la tête peut favoriser l’Alzheimer. L’apnée du sommeil est aussi un facteur de risque de l’Alzheimer, mais peu sont conscients qu’ils souffrent de ce problème.

Le stress et la dépression tardive peut entraîner l’Alzheimer, mais l’Alzheimer peut être un facteur de risque de la dépression également. Il en est de même en ce qu’il s’agit d’un mode de vie sédentaire ainsi qu’une mauvaise alimentation. « À Maurice, nous n’avons pas une alimentation saine et équilibrée mais des aliments souvent trop gras, sucrés et salés », a expliqué le Dr Curimbacus. La consommation de boissons alcoolisées et de cigarettes est un facteur de risque pour contracter la maladie de l’Alzheimer.

À contrario, la pratique d’une activité physique (danse, aérobic), la fabrication d’objets artisanaux, les jeux de société et la lecture peuvent aider à prévenir les risques de la maladie de l’Alzheimer. Selon le neurologue, le niveau d’éducation formelle permet de se protéger de la maladie de l’Alzheimer, car le cerveau a bien été stimulé. Consommer régulièrement des aliments riches en Omega 3, en antioxydants etc. peut protéger de l’Alzheimer.

Bref, afin d’éviter de contracter la maladie de l’Alzheimer, il faut contrôler les facteurs de risque. Il y a aussi la prise de certains médicaments qui peuvent ralentir les effets de la maladie.

Les stades de la maladie

La maladie de l’Alzheimer est progressive et comporte plusieurs stades. Certaines personnes ne présentent pas de signes de la maladie bien qu’elle soit présente. Mais surviennent à la longue plusieurs troubles : trouble de mémoire, trouble de comportement et le patient doit être assisté dans ses activités quotidiennes lors du stade terminal de la maladie.

Il y a aussi les déficiences cognitives légères ou trouble cognitif léger ou MCI – Mild Cognitive Impairment. Certaines personnes peuvent avoir des troubles cognitifs légers et peuvent aller travailler et vaquer à leur travail habituel. Dans d’autres circonstances, elles ne peuvent faire leur travail habituel, mais se voient à l’aise dans un autre travail. Ce sont des personnes à risque pour contracter la maladie de l’Alzheimer.

« Les troubles de mémoire avant 50 ans doivent interpeller, car cela peut être un des premiers signes de l’Alzheimer, même si c’est temporaire », a soutenu le neurologue. Il est à noter que la maladie de Parkinson touche davantage les hommes alors que l’Alzheimer touche plus les femmes.

Troubles du comportement

Si au départ c’est plutôt l’angoisse et la dépression, plus tard la maladie de l’Alzheimer peut aussi engendrer des troubles de comportement. Le patient peut soit manger en excès ou refuser de s’alimenter, ce qui entraînera un dépérissement ou une déshydratation.

À la longue, le patient peut être agité, avoir des hallucinations. Il peut même considérer les membres de sa famille comme des étrangers ou des gens qui lui sont hostiles. Ainsi, il peut se montrer agressif à leur égard. Le malade peut aussi décider de sortir pour aller travailler ou faire des choses inhabituelles ou des choses qu’il faisait lors de sa jeunesse.

Types de démence

La démence englobe plusieurs troubles cognitifs, le plus fréquent c’est l’Alzheimer. Puis, il y a la maladie de Parkinson et la démence vasculaire. Il y a des types rares de démence comme le trouble de comportement et des traumatismes qui peuve

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