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[Allô Docteur] Malbouffe : un rééquilibrage alimentaire peut limiter les risques de maladies non transmissibles

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Un décès sur cinq dans le monde est associé à une mauvaise alimentation. Dans le cadre de la Journée mondiale de la malbouffe observée le 21 juillet, l’émission Allô Docteur a eu comme invités la diététicienne Lavanya Sunassy-Pather et le Dr Roma Dewan. Ils ont expliqué les conséquences d’une mauvaise alimentation sur l’organisme.

Lavanya Sunassy-Pather, diététicienne

Trop manger et manger trop peu peuvent tous les deux avoir des conséquences sur la santé d’une personne. C’est ce qu’a fait comprendre le Dr Roma Dewan qui explique que la malbouffe se définit par les mauvais choix d’aliments d’une personne. Aussi connue comme « junk food » en anglais, la malbouffe est un mode alimentaire pauvre en nutriments qui sont pourtant importants à la santé, a indiqué, pour sa part, la diététicienne Lavanya Sunassy-Pather. « Ce sont des aliments qui sont riches en sucres rapides, en sel, en calories vides et en matières grasses saturées », explique-t-elle.

Il s’agit d’une alimentation dans laquelle il manque les nutriments, tels que des vitamines, des minéraux, des protéines et des fibres alimentaires, entre autres. « En comparaison avec la malbouffe, une bonne alimentation va aider à une bonne croissance ou encore au bon vieillissement de l’organisme et nous permet de rester en bonne santé. Par contre, la malbouffe comporte tous les éléments qui sont potentiellement dangereux pour la santé », indique-t-elle.

Les enfants

Cependant, l’industrialisation et la mondialisation exposent de plus en plus le public à ce genre d’alimentation à travers la restauration rapide. « De nos jours, avec les deux parents qui travaillent et avec le nombre de fast-foods aux quatre coins de l’île, il devient plus facile et pratique d’acheter de la nourriture que de faire les courses et préparer à manger à la maison », a fait remarquer la diététicienne.

Dr Roma Dewan, médecin généraliste

La malbouffe concerne aussi, et surtout les enfants qui s’habituent à un mode alimentaire précis avec des plats qui sont agréables en bouche, mais qui n’ont pas de bonnes qualités nutritives, a ajouté le Dr Roma Dewan. Elle explique que le problème vient justement du manque de temps et des inconvénients que font face les parents face à leur enfant qui ne veut pas manger ses légumes. « On habitue l’enfant à des aliments sucrés, salés et gras et les complications peuvent être multiples sur sa santé », prévient-elle, tout en indiquant que la malbouffe engendre surtout l’obésité chez les enfants.

« Les enfants se retrouvent aussi avec des maux de tête, des difficultés à se concentrer ou encore avec des coliques », ajoute-t-elle. La malbouffe entraîne aussi un état léthargique chez les enfants. Ce sont les parents qui disent souvent que leurs enfants ne veulent pas jouer à l’extérieur et préfèrent rester devant la télévision. Par la suite, la malbouffe entraîne aussi d’autres symptômes, tels que le vomissement et la diarrhée.

Complications

Cependant, avec l’âge, les complications augmentent et peuvent devenir plus sévères. Ainsi, chez les adultes, la malbouffe va contribuer aux maladies non transmissibles notamment au diabète, à l’hypertension et aux maladies cardiovasculaires. « Ces complications surviennent avec le temps, car on s’habitue à ce mode d’alimentation sur le long terme », fait comprendre le Dr Roma Dewan.

Pour la diététicienne, la situation est alarmante, car certains enfants développent le diabète de type 2 très tôt, dans certains cas, et ce dès l’âge de 10 ans. Chez les adultes, la malbouffe peut aussi provoquer le « fatty liver » qui est la cirrhose, une maladie grave du foie qui survient sur le long terme. « Ce sont des cas qui ne sont plus aussi rares qu’auparavant », constate la diététicienne. Toutefois, celle-ci concède que sur le marché, il y a de plus en plus d’aliments qui sont ultra-transformés. « Ils sont riches en conservateurs, en additifs ou encore de produits chimiques qui agissent comme exhausteurs de goût. Ils sont néfastes pour la santé », précise-t-elle. Parmi, elle cite les biscuits, chips, nuggets et burgers qui sont remplis de colorants et d’exhausteurs de goût, d’où l’engouement des  enfants et des adultes pour ce type d’aliments.

La responsabilité des consommateurs

Il est important de faire les bons choix pour rester en bonne santé et c’est pourquoi il est vital d’évoquer la responsabilité des consommateurs selon la diététicienne. « Une personne qui mange régulièrement du fast-food met sa santé en jeu. En revanche, une autre qui décide de cuisiner à la maison, de faire une activité physique et de manger occasionnellement au restaurant a plus de risque de développer des maladies non transmissibles », explique-t-elle. La quantité et la fréquence à laquelle les gens optent pour le « junk food » vont ainsi déterminer leurs conditions de santé sur le long terme.

Les habitudes alimentaires

L’éducation sur la bonne alimentation doit venir des parents. « On doit éduquer notre enfant sur ce qui est bon et mauvais pour la santé, car les habitudes alimentaires se construisent dès le jeune âge. Si un parent habitue son enfant à manger des fast-foods, il est tout à fait normal que l’enfant grandisse en gardant les mêmes habitudes. Par exemple, si l’enfant n’a pas l’habitude de prendre son petit-déjeuner, cette pratique va perdurer une fois adulte », fait-elle ressortir. De plus, c’est aussi le rôle des parents de réagir face aux surpoids de leurs enfants.

Allô Docteur sur Radio Plus, chaque mardi à 9h00

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