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Votre chien pourrait être plus vieux que vous le pensiez (étude)

Contrairement à une croyance répandue, il ne suffit pas de multiplier l’âge d’un chien par sept pour déterminer son âge en années humaines. Le vrai ratio évolue dans le temps, ont affirmé jeudi les Instituts de santé américains (NIH).

Une étude publiée dans la revue Cells Systems a analysé l’évolution de génomes de chiens au cours de leur vie et généré une nouvelle formule de calcul de leur vieillesse.

Tous les mammifères, hommes comme chiens, vivent les mêmes étapes de développement: la naissance, l’enfance, la jeunesse, la puberté, l’âge adulte et la mort.

Les scientifiques ont identifié des marques chimiques sur l’ADN correspondant à ces différentes phases de la vie. Ce domaine de recherche se nomme l’épigénétique.

Des molécules appelées groupes méthyles se fixent sur une partie de l’ADN, le faisant basculer dans une certaine position et le poussant vers la prochaine phase de son développement.

“Pour moi c’est comme lorsque vous regardez le visage de quelqu’un et vous essayez de deviner son âge en vous basant sur ses rides, ses cheveux gris ou d’autres caractéristiques”, explique Trey Ideker de l’université de San Diego, qui a dirigé l’étude.

“Ce sont des caractéristiques similaires mais au niveau moléculaire”, ajoute-t-il.

M. Ideker et ses collègues ont étudié ce processus chimique de méthylation chez 104 labradors retriever, dont les âges variaient de quelques semaines à 16 ans. Il était ensuite comparé au processus de méthylation chez des humains.

Les chercheurs ont ainsi pu générer une formule complexe pour calculer de manière adéquate l’âge homme/chien.

Selon celle-ci, un chiot de huit semaines a environ l’âge d’un bébé humain de neuf mois, les deux étant à l’étape de leur développement où les dents poussent.

Un labrador a une espérance de vie de 12 ans en moyenne, ce qui correspond à 70 ans, soit l’espérance de vie humaine.

“J’aime promener mon chien en courant, et j’ai plus d’empathie pour lui qui a six ans maintenant”, assure M. Ideker, son chien ayant l’équivalent de 60 ans en années humaines selon la formule.

Elain Ostrander, scientifique aux NIH et co-auteure de l’étude, note qu’elle a été conduite avec des labradors, mais que des recherches plus poussées pourraient inclure des races de chiens ayant une plus longue et une plus courte espérance de vie.

L’horloge épigénétique pourra notamment aider les vétérinaires dans leurs décisions de diagnostic et de traitement des animaux, conclut l’équipe de scientifiques. – AFP

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