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Pauvreté et manque de soins: les mineurs de plus en plus concernés

Une part de plus en plus importante de mineurs est accueillie dans les centres de soins de Médecins du monde, s’alarme l’ONG mardi dans son rapport annuel, qui dénonce une nouvelle fois les difficultés des plus pauvres à se faire soigner.

La proportion des mineurs reçus dans les quinze centres de l’ONG n’a jamais été aussi grande que l’an dernier: ils représentaient plus de 14% des personnes accueillies (3.477 sur 24.338), contre 12,8% en 2016.

Leur âge moyen est de 10 ans et “un quart a moins de 5 ans”, souligne l’ONG, selon laquelle plus de 96% de ces mineurs sont étrangers (près de la moitié viennent d’Afrique subsaharienne) et plus du tiers vit à la rue.

Parmi ces mineurs, le nombre de mineurs non accompagnés a explosé: ils étaient 1.700 à être accueillis par Médecins du monde en 2017, contre 600 en 2016.

Ces mineurs non accompagnés sont en quasi-totalité des garçons de 15 à 17 ans et plus des deux-tiers sont en France depuis moins de trois mois. Plus de 90% d’entre eux viennent d’Afrique subsaharienne (Guinée, Côte d’Ivoire, Mali…).

L’ONG dénonce le “climat de suspicion” qui entoure ces mineurs non accompagnés, dont l’âge est selon elle souvent mis en doute par les autorités françaises.

“Particulièrement vulnérables en raison de leur âge et de leur isolement, ces enfants et adolescents constituent un public fragilisé, surexposé à des risques sanitaires, d’exploitation et de violences”, juge Médecins du monde.

Plus généralement, ce 18e rapport sur l’accès aux droits et aux soins des plus démunis rappelle que “les plus précaires sont aussi les plus mal soignés”.

Selon l’ONG, près de la moitié (49,4%) des patients précaires reçus en consultation l’an passé présentait “un retard de recours aux soins” et 38,6 % nécessitaient “des soins urgents ou assez urgents”.

Médecins du monde pointe une couverture vaccinale “très inférieure aux recommandations” parmi les populations précaires, ainsi qu’un accès au dépistage insuffisant.

“Seules un quart des personnes accueillies ont connaissance de leur statut sérologique pour le VIH (le virus du sida, ndlr), contre 44,4% des Français”, assure Médecins du monde, qui plaide pour “un accès simplifié et sans obstacle à l’assurance maladie pour tous”.

Ce rapport est publié à la veille de la Journée mondiale du refus de la misère, mercredi.

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