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Les chauffeurs de taxi seraient plus exposés au noir de carbone que les autres professionnels de la route

Les chauffeurs de taxi qui travaillent dans les métropoles saturées sont deux fois plus exposés au noir de carbone que les ambulanciers, dévoile une étude présentée au congrès international de l’European Respiratory Society.

L’étude a suivi 140 professionnels de la route (coursiers, camionneurs, chauffeurs de taxi, ambulanciers, éboueurs…) dans le centre de Londres. Pendant 96 heures, ces derniers ont été invités à porter des appareils reliés à des trackers GPS, servant à détecter toutes les minutes le niveau de pollution au noir de carbone.

Les conducteurs ont été interrogés sur le type de véhicule qu’ils conduisent, leurs heures de travail et le type de trajet emprunté. Ils ont également dû préciser s’ils conduisaient les fenêtres ouvertes ou fermées.

Le noir de carbone (ou carbone suie) est issu de la combustion incomplète des moteurs de voiture, en particulier les moteurs Diesel, mais également du charbon et du bois. Ces composés peuvent créer “des atteintes respiratoires et cardiovasculaires”, selon un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) publié en juillet dernier.

“Nous en savons beaucoup sur les dangers de l’exposition à la pollution routière. Cependant, étonnamment peu de recherches ont été menées sur les niveaux d’exposition des conducteurs professionnels à la pollution et ses effets sur leur santé”, souligne Shanon Lim, assistant de recherche et doctorant au King’s College de Londres et auteur principal de l’étude.

Conduire les fenêtres fermées pour réduire l’exposition

Les résultats montrent qu’en moyenne, les conducteurs professionnels étaient exposés à 4,1 microgrammes de carbone noir par mètre cube d’air en conduisant, soit environ quatre fois plus qu’à leur domicile. Les chauffeurs de taxi sont ceux qui enregistrent le plus fort taux d’exposition aux particules de carbone suie (6,5 μg/m3), tandis que les ambulanciers obtiennent le score le plus bas (2,8 μg/m3).

“Nous ne savons pas avec certitude pourquoi les chauffeurs de taxi sont les plus mal lotis, mais c’est peut-être parce qu’ils ont tendance à circuler dans les quartiers les plus encombrés et les plus pollués de la ville où les rues de type “canyon” restreignent la circulation de l’air. D’un autre côté, les services d’urgence peuvent éviter les embouteillages lorsqu’ils doivent intervenir sur un accident”, avance Shanon Lim.

Si les scientifiques vont poursuivre l’analyse des données qu’ils ont collectées, ces derniers précisent que des mesures de précaution peuvent être mises en œuvre pour limiter l’exposition à la pollution au noir de carbone. La première consistant à conduire les vitres fermées.

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