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La capacité d’autorégulation des tout-petits pourrait affecter leur risque d’obésité

Des scientifiques américains ont trouvé que l’évaluation de l’autocontrôle des petits (entre 1 et 2 ans) pourrait permettre de prédire s’ils seront obèses ou non à l’âge de cinq ans. Il semblerait cependant que l’autorégulation n’ait pas le même effet sur les petits garçons et les petites filles.

Des scientifiques de l’Ohio State University ont étudié des données concernant 6.400 enfants américains pour voir si la capacité d’un enfant à se contrôler à deux ans pouvait être liée à son risque d’obésité à l’âge de cinq ans.

Ils ont mesuré l’autorégulation des petits à la maison, en recourant à un système de points selon leur adaptabilité, leur ténacité, leur attention et leur tolérance face à la frustration.

Chaque enfant était noté de un à cinq pour chaque domaine, un score de 20 indiquait un niveau très élevé d’autorégulation.

“Les observateurs notaient par exemple si un enfant acceptait facilement de laisser son cube lorsqu’un adulte disait qu’il était temps de jouer à autre chose, s’il lui était difficile de focaliser son attention ou s’il s’énervait facilement lorsque les choses ne se déroulaient pas comme il voulait”, a expliqué la co-auteur Sarah Anderson.

Les chercheurs ont aussi analysé les différences entre les genres quant à leur capacités de contrôle et sont arrivés à des résultats différents.

Ils ont trouvé que les filles qui enregistraient des résultats soit très forts soit très faibles d’autorégulation à deux ans étaient plus susceptibles de devenir obèses à cinq ans que les garçons avec des capacités moyennes d’autorégulation.

Cependant, les garçons qui réussissaient le mieux à se contrôler étaient moins susceptibles de devenir obèses à cinq ans en comparaison avec leurs pairs aux résultats moyens ou faibles.

Le professeur Anderson a commenté que les différences notables entre garçons et filles soulèvent d’importantes questions sur le rôle du genre quant au développement de l’obésité infantile.

“On essaie des manières d’éviter l’obésité infantile, et certaines de ces approches comprennent l’amélioration de l’autorégulation. Notre étude suggère que cela pourrait avoir un impact imprévu sur certaines filles”, a précisé la chercheuse.

“A partir de ces recherches nous ne pouvons que spéculer, mais il est possible que les filles et les garçons réagissent différemment aux attentes sociales et que cela pourrait jouer un rôle vis à vis de l’obésité infantile”, continue-t-elle. “Si vous êtes un garçon et si les personnes autour de vous acceptent plus lorsque vous vous mettez en colère, le stress social émanant de votre environnement sera peut être moindre que pour une fille.”

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